‹ L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin. Introduction à l'histoire des écoles carolingiennesChapitre 346 sur 404 · De schem. (Halm, p · texte numérisé non relu

De schem. (Halm, p

8. Aldhelm n'a pas consacré de traité spécial aux tropes et aux figures ; mais on relève, çà et là dans son œuvre, des termes techniques indiquant qu'il les avait étudiés : Trope (De sept., M. 89, col. 171); allégorie {id., col. 165 et De laud. Virg., 15, col. 114); métaphore (De sept., col. 165); climaz (id., col. 169), etc.

380 LA GRAMMAIRE CHEZ LES ANGLO-SAXONS — Il

de Donat et de Cassiodore !. Bède étudie d'abord les dix-sept figures de mots qui se rencontrent le plus habituellement ?, et qu'il énumère dans l’ordre suivi par Donat. Il indique les noms qu'elles ont reçus des grammairiens grecs et latins, les définit, et en donne un ou plusieurs exemples. Il passe ensuite aux tropes, et nomme les treize tropes énumérés par Donat. Comme ce dernier, il en grossit le nombre, en distinguant différentes espèces d'hyperbates #, d’allégories # et d'homæoses *.

L'exposé de Bède est sommaire : pourtant, à propos de l'allégorie6, il s'étend davantage, et 1 indique, par l'analyse de certains exemples, comment il faut interpréter les tropes. L’allégorie, comme il était naturel, lui fournit l'occasion de signaler les diverses manières d'interpréter l'Ecriture.

Ce traité, clair et pratique, suffisait aux besoins de la Lecture sacrée. Bède en avait presque entièrement écarté toute allusion

1. Bède semble bien avoir emprunté à Cassiodore les définitions du zeugma, Bède (K., VI, p. 608) et Cass., Ps. 15 (M. 30, col. 111) [le verset commenté par Cassiodore est cité par Bède]; de la syllepse, Bède (p. 608) etCass., Ps. 8 (M. col. 7#); de la schesis onomaton, Bède (p. 610) et Cass., Ps. 105 (M. col. 757) [une variante : Bède direrso sono. — Cass. diversis rebus; le verset commenté par Cassiodore est cité par Bède]; de l'homoeoptoton, Bède (p. 60] et Cass., Ps. 97 (M. col. 690) [Cassiodore a reproduit la définition de Donat (K., IV, p. 398), maisen y introduisant une modification {in similes sonos au lieu de in similes casus) que Bède a adoptée}; de l'hirmos, Bède (p. 610) et Cass, Ps. 53 (M., col. 382) [Donat : hirmos qui fit (K., IV, p. 398), Cassiodore et Bède : Hirmos id est convenientia; le verset commenté par Cassiodore est cité par Bède]|, etc... À Donat, Bède a emprunté les définitions de l’homoeoteleuton, Bède (p. 610) et Donat (K., IV, p. 398), du polysyndeton, etc., Bède [p. 611) et Donat (K., IV, p. 398), etc... et, en général, celles des tropes. Pour certaines figures, Bède reproduit la définition de Donat et cite, entre autres exemples, le verset qui, dans Cassiodore, a donné lieu à l'étude de la figure: ainsi pour l'Epanalepse, Bède (p. 609) et Cass., Ps. 82 (M., col. 596) J'Epizeuris, Bède (p. 609) et Cass., Ps. 17 (M. col. 127).

2. Les éditions reproduites par Migne intercalent après l'introduction finissant aux mots: «in illa praccesserit » une liste complète des tropes et des figures, et, en outre, une liste des vices et des métaplasmes, Halm, qui a établi le texte de Bède d'après le Bamberygensis M., IV, 12, le Ratisbonensis Emmeranus nunc Monacensis, lat. 1#420 et le Frisingensis nunc Monacensis Jat. 6399, considère ce passage comme interpolé (voir préf., p. xv).

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