Antiq. de l'Égl. anglo-saxonne, p
&. Galba, A., 18.
5. Ajoutons à ceux que nous avons signalés plus haut, De laud. Virg., 7 (M. 89, col. 108) : « raptus in oramale erstaseos ». Orama, qui se rencontre ailleurs dans Aldhelm, id., 36 (col. 136), était familier aux Anglo-Saxons. Cf. Epist. Bonif. et Lulli, 115 (Epist. Mer. et Kar. nevi, 1, p. #05). Exstasis se trouve dans-la Vulgate ‘Psalm 30,1; Act. 3, 10), mais Aldhelm a employé ici le génitif grec.
dans ses œuvres !; nous avons vu que, vraisemblablement, il utilisa des grammairiens grecs; enfin, on a relevé dans ses œuvres une citation de la version des Septante *. Dans une lettre de Boniface, nous trouvons aussi quelques mots grecs mêlés au texte latin? Mais c'est dans Bède que nous faisons la plus ample moisson. Il cite un assez grand nombre de mots grecs dans le De orthogra- Phia *, et, dans ses commentaires, il fait de très fréquents rapprochements entre le latin, le grec * et l'hébreu. Il parait avoir su plus que des mots épars. Ainsi il dit, au dernier chapitre de l'Htoria ecclesiastica, qu'il a rectifié la version de la vie de saint Anastase qui était mal traduite 5. Il compare souvent les traductions latines de l'Écriture avec la version des Septante 7. Après cela, il n'est pas invraisemblable que Bède ait lu, dans le texte, la lettre du médecin Dioclès de Carystos au roi Antigone, lettre dont il donne un passage, en l'attribuant à Hippocrate #. Quand on aura exacte. ment déterminé à quelles sources il a puisé, on aura peut-être la preuve qu'il connut directement un assez grand nombre de textes grecs. Nous en savons assez aujourd'hui, pour croire que Bèdeavail poussé”assez loin l'étude du grec. Par suite, en invoquant son exemple, nous voyons que les Anglo-Saxons ne se sont pas contentés de connaître l'alphabet grec et de s'en servir pour écrire des mots latins, et qu'il a pu se trouver, à York, des condisciples d'Alcuin pour lire les œuvres de saint Athanase, de saint Basile, de saint Jean Chrysostome qui figuraient dans leur bibliothèque ?.