Vita Bertini, 2 (Mabillon, Acta SS., III, 1, p
14. Disciple de saint Agile, abbé de Rebais, Vita Phil, 2 (Mabillon, Acta SS., IT, p. 818}, auquel il succède; il visite Luxeuil, Bobbio et d'autres monastères (5, id., p. 819:; il veut butiner chaque règle. Cette vie est de la fin du vue ou du début du vnit siècle (Vacandard, Vie de saint Ouen, p. 169, note). |
15. Vita, 7 (Mabillon, Acta SS., IT, p. 956), disciple de Philibert (id.).
16. Vita Adsone auct. (?), 5 (Mabillon, Acta SS., IT, p. 629).
AOS LFS LETTRES CLASSIQUES EN GAULE AU VII° ET AU Vin® SIÈCLE
ces monastères en fondaient d'autres à leur tour, ou transmettaient à leurs disciples les enseignements reçus f.
Cette liste pourrait facilement être grossie *. Telle qu'elle est, elle suffit à montrer quelle action saint Columban a exercée sur le monachisme franc, à la fin du vi* siècle et pendant le cours du vr. Supposons que le saint n'ait pas prétendu seulement établir la discipline monastique, mais qu'il ait voulu reproduire, dans ses monastères de Luxeuil et d'Anegrai, les abbayes de l'Irlande ; supposons que, protestant contre l'ignorance du clergé, il y ait établi l’enseignement des arts libéraux. On voit de suite les conséquences qu'une telle intention aurait eues sur l’état des lettres en Gaule. De Luxeuil, l'étude se fût répandue dans les groupements religieux, et, malgré les troubles politiques, on eût alors assisté à une restauration de ka culture classique. Or, il n’en est rien. Après comme avant l'arrivée de Columban, à part de très raresexceptions, toute l'instruction du clergé en Gaule, telle que nous l'apercevons, consiste dans la connaissance de la lecture et de l'écriture : les textes authentiques de l’époque attestent dans le clergé une connaissance rudimentaire de la grammaire. Il est donc évident que saint Columban na pas transporté dans les monastères de la Gaule l’enseignement des arts libéraux qui était donné en Irlande, au moins dans certains monastères, et que lui-même avait reçu.
Cela n’est contredit ni par sa règle, ni par les documents qui nous renseignent sur le régime de Luxeuil.
La règle de Columban ne contient aucune prescription relative à l'étude. En lui-même, ce silence ne constituerait pas une preuve suffisante ; car la règle détermine les conditions de la discipline régulière et ne s'inquiète pas de la formation des moines. Mais il n'est pas davantage question des lettres dans les textes relatifs à l'existence des saints à Luxeuil.
Saint Eustase #, saint Waldebert { ne sont représentés ni commet
4. Ainsi saint Herbland (Hermelandus), moine de Fontenelle, fonde le monssière d’'Indre près de Nantes ; saint Remacle, abbé de Solignac, puis évêque de Maestricht, est le maître de Théodoard qui lui succède sur le même siège. Vita Theod., 5 {Acta SS., septembre, II, p. 589) : « a bono paedagogo Remaclo discipulus amicis amicaliter monitis informatur. »