‹ L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin. Introduction à l'histoire des écoles carolingiennesChapitre 384 sur 404 · Bède, Hist, Eccl., IT, 4,27; IV,3; V · texte numérisé non relu

Bède, Hist, Eccl., IT, 4,27; IV,3; V

13. Wiüillibrord avait hé en Irlande { Vita ne Alcuino, 4, M. 101, col. 696. Il étudie ensuite au monastère de Ripon {Aeddi, Vita Wüf., %5, Gale. p. 64).

été ainsi. [l se peut que le caractère accidentel de ces relations, et, pour Egbert et Willibrord, les soins de l’apostolat, aient empêché les Anglo-Saxons de communiquer le goût de l’étude à l'Église franque. Il est plus vraisemblable que la corruption des mœurs et l'anarchie, qui régnaient dans le clergé séculier comme dans le clergé régulier, ont rendu impossible la diffusion des études. Peutêtre quelques moines, gagnés par l'exemple des voyageurs, se laissèrent-ils entraîner à étudier les lettres en vue de la lecture sacrée ; mais on n’a pas, Jusqu'à présent, la preuve qu'ils constituèrent alors des centres intellectuels comme l'étaient les monastères de la Grande-Bretagne, comme le seront ceux de la Gaule à l'époque carolingienne.

Cette situation se prolongea pendant le premier tiers du huitième siècle. Pépin, né en 714 ou 715 !, fut élevé au monastère de Saint- Denys ?. Son éducation fut surtout religieuse, et il n’est pas certain qu'une part y ait été faite aux lettres; l'intérêt que ce prince porta, dans la suite, à la science ne fournit pas la garantie d’études antérieures. Il put apprendre à aimer les lettres, quand il entretint des relations suivies avec les Irlandais et les Anglo-Saxons. Son contemporain, Chrodegang, archevêque de Metz (+ en 766), élevé dans le palais, où 1l exerça plus tard des fonctions, « savait également bien, dit Paul Diacre, sa langue maternelle et le latin ? ». Sa Règle des chanoines est écrite dans une langue claire et parfois élégante +, mais il est possible, et qu'il ne l'ait pas écrite Jui-même, et qu'il ait complété plus tard son éducation littéraire. Elle ne nous permet pas d’affirmer en tout cas qu'il ait lu au Palais les auteurs classiques *.

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