‹ L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin. Introduction à l'histoire des écoles carolingiennesChapitre 387 sur 404 · Id., 50 (col · texte numérisé non relu

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LES LETTRES EN GAULE AU VIl® SIÈCLE 421

se déclarait déjà incapable de renseigner ses lecteurs sur ce point !. Il raconte que le prince avait appris les arts libéraux ?, mais il semble rapporter le plus clair de son éducation à l'enseignement que lui auraient donné plus tard Pierre de Pise et Alcuin ÿ.

Il y a un fait, en tout cas, que l'on ne peut nier, c'est qu'à partir de ce moment on a des preuves certaines du relèvement des études. M. Bonnet, en examinant la langue des diplômes et des chartes, a constaté qu'elle s améliorait à partir du milieu du viu® siècle *. Cette correction plus grande ne garantit pas, il est vrai, que les lettres classiques fussent cultivées, mais elle indique une étude plus attentive de la grammaire.

Il y a un autre indice auquel on aperçoit le progrès accompli ; cest l'intérêt de Pépin pour les lettres. Pour n'être pas décisif comme on J'a dit”, le texte, souvent cité, qui nous montre ce prince retenant Virgile de Salzbourg pendant deux ans auprès de lui, a pourtant sa valeur 5. Ce que Pépin, tout pénétré de l'éducation monastique, aimait surtout en Virgile, c était la science ecclésiastique; il le retint propler amorem Dei’. Mais s'il l’écoutait prêcher avec plaisir, c’est que, comme le dit un autre texte 8, il trouvait en lui tout ensemble la connaissance des lettres et la pureté des mœurs, et le fait ainsi constaté a son importance. La lettre du pape Paul 1*, adressant à Pépin (entre 758 et 763)9 un certain nombre de livres, parmi lesquels se trouvaient

4. Einhart, Vita Caroli Magni, 4 (Pertz, Script., I, p. #45).

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