‹ L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin. Introduction à l'histoire des écoles carolingiennesChapitre 390 sur 404 · Reg. Canon., 50 (M. 89, col · texte numérisé non relu

Reg. Canon., 50 (M. 89, col

4. Capitulaires, 769, 16 {Boretius, Capit. reg. Franc, 1, p. #6).

Nous touchons ici au terme de ce travail. Avant de finir, et sans nous engager dans une période qui appartient en propre à l'histoire des écoles carolingiennes, nous dirons quelques mots des influences que subit l’enseignement en Gaule jusqu'au moment où Alcuin reçut mission de l'organiser.

L'Église irlandaise, nous le savons, continuait à être représentée en Gaule. Des moines, appartenant à la génération qui suivit celle d'Adamnan, étaient passés sur le continent. Le plus connu, à cette époque, fut Virgile de Salzbourg qui était accompagné de Dubdagrec ! ; nous avons déjà dit qu'il était impossible de savoir ce qu'ils avaient appris des lettres classiques. Nous laissons de côté les Bretons et les Scots errants dont Boniface et le pape Zacharie parlent avec amertume.

L'Église romaine recommençait à jouer un rôle dans la propagation des lettres. Elles avaient été délaissées en Italie, au vu siècle. On ne peut affirmer que saint Columban, dès la fondation du monastère de Bobbio, où il vécut d’ailleurs peu de temps, de 513 à 515, y ait établi l’enseignement des arts libéraux ?. Il n'est pas évident que son biographe, Jonas de Suse, qui entra à Bobbio trois ans après la mort du saint, et qui avait lu les auteurs profanes, — il cite Tite-Liveet Virgile 3, — ait fait ses études dans ce monastère, car 1 n'y demeura pas toute sa jeunesse. Aucun des manuscrits d’auteurs classiques, provenant de Bobbio, ne remonte au delà du ix° siècle. Quant au Mont-Cassin, nous n'avons aucune preuve que les lettres y fussent enseignées à cette époque. Le premier homme cultivé, dont la présence y soit constatée d’une façon certaine, est Paul Diacre, au vin siècle, et il n'y avait pas été instruit.

Sous la domination des Lombards, le niveau des connaissances s'était abaissé5. La théologie avait été profondément atteinte,

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