Carm. 22, épilogue, etc
avaient d'ailleurs à leur disposition toute la littérature latine et grecque !. Ils connaissaient aussi les écrivains sacrés A
Ils avaient entre les mains des ouvrages que nous ne possédons plus : la traduction du De Corona par Cicéron *, celle du Phédon par Apulée ‘, un écrit de Tite-Live sur César”, les Ephémérides de Balbus sur César f, l’histoire de Juventius Martalis’, le Puryopolynice de Plaute 8, l'Epitreponte de Ménandre ?.
A propos des textes, on apprenait l'histoire et l'histoire littéraire. Nous le voyons par Sidoine, qui a certainement mis dans ses œuvres toutes les connaissances qu'il avait reçues en ce genre. Comme répertoire, on disposait de Varron 0, on possédait la chronique d'Eusèbe!!. La mythologie n'avait pas été chassée de l'enseignement et Sidoine en a abusé plus encore qu'Ausone.
Pour la rhétorique, nous n'avans guère que quelques indications — je parle de l'enseignement, non de la pratique qui apparait dans toute la littérature de l'époque: — mais ces indications sont précieuses : elles prouvent que les étudiants en rhétorique déclamaient comme dans les siècles précédents. Sidoine rappelle à l’un de ses amis les succès qu'il avait remportés dans cet exercice !?, Ailleurs il parle à saint Rémi de son recueil de Declamationes . Il se peut
1. Cf. la revue que fait Sidoine de tous les auteurs qu'il conuait (Carm. 23, v. 125). — De même, Carm. 9, v. 211-216, les poètes grecs, v. 217-317, les poètes latins anciens et modernes. Dans le Panégyrique d'Anthémius (Carm. 22, y. 182), Sidoine, rappelant l'éducation de l'empereur, énumère tous Îles auteurs qu'Anthémius a lus dans son enfance : Virgile, Cicéron, Démosthène, Tite-Live, Salluste, Varron, Plaute, Quintilien, Tacite. Anthémius n'avait pas été instruit en Gaule, mais on peut supposer que, dans ce développement, Sidoine a reproduit la liste des auteurs qu'il avait lui-même étudiés.
2. Prudence ({Sid., Epist. I, 9), saint Augustin (Id.. 2). La Bibliothèque de Tonantius Ferreolus comprenait, outre les classiques, les poètes chrétiens el les Pères de l'Église (Sid., Epist. I, 9).