‹ L'enseignement des lettres classiques d'Ausone à Alcuin. Introduction à l'histoire des écoles carolingiennesChapitre 72 sur 404 · d., IX · texte numérisé non relu

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que le saint ! eût réuni des discours, sortes d'exercices d'école analogues à ceux qu Ennode nous a laissés. Claudien Mamert, dans sa lettre à Sapaudus, vante le miel et l’atticisme de ses déclamations ?,

Est-ce un simple hasard dû aux textes que nous avons conservés, mais 1l semble que la dialectique ait alors tenu plus de place dans l'enseignement qu'au 1v° siècle. Il en est souvent questionÿ. Elle ne paraît plus aussi intimement liée à la rhétorique.

Nous avons vu qu'au 1v° siècle l'enseignement méthodique du droit et de la philosophie était donné à Rome. Dans les écoles gauloises, les rhéteurs les étudiaient à l'occasion des textes et des déclamations. IL en est encore ainsi pour le droit au début du ve siècle, comme nous le voyons par Rutilius. Il est vraisemblable que plus tard le droit fut enseigné en Gaule. Léon de Narbonne, dit Sidoine, enseignait « les Douze Tables * », mais il s’agit ici plutôt d'entretiens entre Léon et ses amis que d'un véritable enseignement du droit. En tout cas, nous savons qu'à cette époque où la connaissance des lois eût été si utile, elle était peu répandue. Sidoine l'a constatéf, et, dans un édit de 438, les empereurs Théodose et Valentinien ont exprimé le regret qu'en dépit des encouragements multiples, les jurisconsultes fussent rares 7. Nous n'insistons pas sur cette étude qui n'est pas intimement liée à la culture classique. Quant à la philosophie, nous avons mainte preuve qu'elle figurait parmi les matières étudiées en Gaule au v° siècle.

Comme la grammaire, la philosophie était un cycle d'études plutôt qu'une science particulière. Sidoine appelle la musique, la géomémétrie, les mathématiques et l'astronomie les membres de la philosophie 8, Dans l'épithalame de Polémius et d'Araneola, il élève un temple de la Sagesse, et il y place les sages et les philosophes, résumant leurs théories physiques comme les traits de leur philosophie ?.

Auprès d'Eusèbe, on lisait Platon, on dissertait sur les catégories

1. Egregius rheloricus, dira Hincmar, Vita Remig, 11 (Krusch, Scrip (rer. Mer., II, p. 292), d’après les Gesta Franc., recension B (Krusch, id., Il, p.263).

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