Mabillon, Acta SS., IL, 1, p
13, {1,Mabillon, Acta SS., I, p. 612.
Albert !, qu'on y donnait une instruction religieuse. C'est sans doute à cette éducation que saint Béthaire présida pendant son séjour dans le Palais. Lambert avait même été instruit à la cour dans les monasticis disciplinis.
Il faut donc perdre l'espoir de retrouver l'école impériale dans l'École du Palais.
À défaut de textes précis sur les écoles qui ne se rencontrent pas forcément, même quand ces établissements sont prospères, le souvenir laissé par les maitres, les connaissances communes aux contemporains pourraient nous renseigner. Voyons ce que nous ‘ apprennent les documents de cet ordre.
Les termes mêmes de magister?, praeceptor ? sont employés par les hagiographes, mais pour désigner le maître qui enseigne l'alphabet ou le catéchisme.
Ces humbles maitres étaient eux-mêmes rares : nous en trouvons la preuve dans un passage de Grégoire de Tours # : il raconte que l'évêque de Lisieux Lthère (Aetherius, choisit, pour instruire ses clercs, un personnage étrange qui réunissait tous les vices. Quand l'évêque lui confia cette charge, 1l connaissait l'indignité du clerc dont il avait payé la rançon ; mais il était trop content de rencontrer un homme capable d'enseigner les lettres ? pour être arrèté par des scrupules. « Tout joyeux, il réunit les enfants de la ville et les lui confia. » Bien plus, quanli ce maître peu recommandable fut tombé dans de nouvelles erreurs, l'évêque ne lui en continua pas moins sa confiance. À la fin, le clerc s'enfuit, après avoir tenté d'assassiner son bienfaiteur. Ce récit nous paraît significatif : on ne s’expliquerait ni le choix ni la patience d’Ethère, si la rencontre d'un maitre n'avait pas été considérée, à cette époque, comme une bonne fortune d'une extraordinaire rareté,
Le seul professeur de lettres dont il soit question est Félix, qui aurait enseigné à Clermont vers le milieu du vi* siècle. Dans son 1solement il a pris une grande importance ; or il y a tout lieu de croire
1. Aibert, abbé Gambrunensis en Neustrie, vue siècle (Molinier, n° 51). Vita, 4 et 2 {Mabillon, Acta SS., FT, 2, p: 526 et 527).
2, Vüa Epladii, 2? (Krusch, Script. rer, Merov., II, p. 187).
3. Vita Licinü, L (Acta SS., février, H, p. 678); Vita Arnulfi, 3 (Krusch, Script. rer. Merov., 1, p. +33).