‹ L'enseignement du français dans les centres canadiens-français de la Nouvelle-Angleterre [microforme]Chapitre 6 sur 6 · LIVRES DE LECTURE · texte numérisé non relu

LIVRES DE LECTURE

TEXTES Cours Elémentaire

Chardenal Downer Dreyspring Fasquelle François François-Giroud Fraser-Squair Keetel Languellier et Monsanto Muzzarelli Snow

Syms (cours) Whitney Worman

Aldrich-Foster. French Reader Bruce. Lectures Faciles François. Easy Standard French Guerber. Contes et Légendes Snow-Lebon. Easy French Super. French Reader

Syms. Easy First French Reader

About. Le Roi des Montagnes Bruno. Le Tour de la France Daudet. Morceaux choisis De La Bédollière. La Mère Michel et son Chat Erckmann-Chatrian. Morceaux choisis Foa. Contes Biographiques et Le petit Robinson de Paris Foncin. Le pays de France Labiche et Martin. La Poudre aux Yeux et Le Voyage de M. Perrichon Legouvé et Labiche. La cigale chez les fourmis Malot. Sans Famille Mairet. La Tâche du petit Pierre Mérimée. Colomba Michelet. Morceaux choisis Sarcey. Le siège de Paris Verne. Morceaux choisis

Cours Intermédiaire About. Morceaux choisis

Cours Supérieur

DICTIONNAIRES Anglais-Français Français-Anglais

Augier et Sandeau. Le Gendre de M. Poirier Béranger. Poésies Coppée. Poésies Corneille. Le Cid et Horace Daudet. La Belle-Nivernaise De Sévigné (Madame). Lettres Hugo. Hernani et La Chute Labiche. Pièces La Brète. Mon Oncle et Mon Curé Loti. Pêcheur d'Islande Molière. L’Avare et Le Bourgeois Gentilhomme Racine. Athalie, Andromaque et Esther Sand (George). Morceaux choisis Sandeau. Mademoiselle de la Seiglière Scribe. Comédies Thierry. Récits des Temps Mérovingiens Thiers. L’Expédition de Bonaparte en Egypte Vigny. La Canne de Jonc Voltaire. Morceaux historiques (Morceaux choisis) Beaumarchais. Le Barbier de Séville Corneille. Drames Dumas (père). Prose (Morceaux choisis) Dumas (fils). La Question d'Argent Hugo. Ruy Blas, poésies, prose La Fontaine. Fables Lamartine. Graziella Marivaux. Comédies Molière. Comédies Musset. Poésies Pellissier. Mouvement littéraire au XIXe Siècle Renan. Souvenirs d’Enfance et de Jeunesse Rousseau. Morceaux choisis Sainte-Beuve. Critiques Taine. Origines de la France Contemporaine Voltaire. Morceaux choisis Zola, Maupassant et Balzac. Morceauxchoisis

Cassell Gasc Heath

En 1910 le nombre de High Schools, publics et culiers, aux Etats-Unis était de 11,994; avec un total de 1,131,466* élèves; 12%, de ces élèves ont reçu leur d'plôme et 35%, des diplômés ont suivi le cours classique; 12% de ceux-ci ont étudié le français. On s'intéresse de plus en plus au français; examp.., en 1890 la moyenne des élèves des High Schools qui étudiaient le français était de 5.94; en 1910 la moyenne était de 9.90.

Ainsi donc, on peut constater qu, 4ans la Nouvelle-Angleterre, le Canadien de bonne volonté a l’occasion de faire apprendre le français à sesenfants. N’aurait-il pas tort de ne pas faire des efforts spéciaux pour conserver cette belle langue de ses pères, dont le génie s'impose à des milliers de ses concitoyens qui ne sont pas d’origine française? L'anglais nous est indispensable ici, soyons pratiques et admettons-le. Nous devons aussi à notre pays d'adoption une loyauté sincère: il est de notre devoir d’être citoyens américains dans toute la force du mot, mais pour cela quelle raison valable y a-t-il de dire qu’il faille renier le français?

L'aide le plus puissant à la conservation de la langue est bien l’école paroissiale. Dans les premiers temps peut-être avait-on raison de dire que, sous certains rapports, ces écoles étaient inférieures aux écoles publiques; il faut qu’il y ait un commencement partout, n’est-ce-pas? La comparaison aujourd’hui est certainement favorable aux écoles paroissiales. Dans celles-ci, on veut non seulement insiruire les enfants, c'est une education que l’on insiste à leur donner. Certes, les Canadiens-français de la Nouvelle-Angleterre ont droit d’être fiers de leurs écoles; et le critique impartial dira que le haut degré de perfection auquel elles sont arrivées, (en tenant toujours compte des nombreuses difficultés

ui compliquent la question), fait preuve d’une grande énergie de la part = clergé, d’une préparation complète et d’un dévouement extraordinaire de la part des corps enseignants, et d’un patriotisme sincère de la part de nos compatriotes, qui font tant de sacrifices pour ériger et maintenir leurs écoles paroissiales.

J'ai l'honneur d’être, Monsieur le Secrétaire, Votre tout dévoué serviteur,

LOUIS-E. CADIEUX 63, rue Summer, Boston, Mass.

* Ces statistiques sont tirées du Rapport du Commissaire d’Instruction des Etats- Unis pour l'année 1910; elles ne sont pas complètes, car le commissaire ajoute que, pour une raison ou pour une autre, quelques centaines de High Schools n'ont pas soumis de rapport.

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