QUE FAUT-IL FAIRE , ETC
vivra, ne fût-ce que pour une seule conamunibn; la Révolutfdii est triomphante dails le sancûiaire. Comlnënt he \e serait-elle pas sur la place publique? Loyola, rtiilippell, Lout^XIV^ flous cevtx qui, par 1» parole ou par le fer , ont entrepris de maintenir sur sa base TancieM ordre social, ont opposé à la marche toute-puissante de Tesprit novateur, fa hàne inflexible de Tanité religietrse. Qui ne ierak effrayé «aujourd'hui de voir quelques vieillards se Telerer à dfimi , prendre quelques fils darafignëe et les tendre pdur* entraver le siècle c[u'eux-méâies ont déohafifg?
Dans les pays où règne san^ partage une religion d'État, cette queèti&n est résdlnê.
Le clergé^ s'H est maître de la cotisciencé publique et du gcfiivernement, doit savoir mieux que personne ce qu'il convient à chacun d'apprendre ou d*ignorer pour en* trer dans' seS' vues qui soïrt les 'secrets de FEiûpire. Tant que TÊCàt s'ordonne sur 'le plari dvt sacerdoce, c^est le sacôridoté qui tient dans ses roâins la science
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des choses divines et hunialbes. Â lui seul, il appartient Renseigner. C'est le temps de la tribu de Lévi dans Tantiqulté et de fei compagnie de Jésus dans les monarchies modernes , ordonnées sur le principe du concile de Trente.
Mais lorsque , par leffet de ^révolutions profondes , la religion qui était celle de TEtat a été ramenée à la dure coùdition, non seulement de' tolérer des religions oppo€ées,.Knaisd^ les accepter pour égales, il faut exsiminer quel chafjgement s'accomplit dains le principe de lautorité et de renseignement.
La première jchose qui frappe est celleci : Dans le ç^s où lés religions, congervera'^entunç dir&cticMi quelconque du principe efiseigrxant, il s^ensuivraît que la doctrine de Tune détruisant radicalement la doctrine de Tautre, renseignement liational aboutirait 5 aéro. Pendant que 1^ catholicisme renverse le protestantisme, si le protestantisme, s^vec la même force légale,, renverse le catholicîsnîe, il est évident qti'au point
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de.vuede l'a^t9rité , le résultat est nul; il peut même d^escendre au-dessous de rien , c est-à-dire à un résultat négatif, si, après que le protestantisime et le catholicisme §e sont niés officiellementjil arrive que Je judaïsme avec une puissance égale à cell^ de Tun et de lautreles ren verset non s^ijeipent tous deux, onais encorç le christianisme , base derunetderau.tre- - , ,.^, »
C e^ la raison pour laquelle daps les Etats où lai liberté deseultes e^t réelle, les clergés. perdent tout droit de diriger Téducatian. Us n& pourraient le faire sane détruire, par hx contradiction où ils ^nt à regard le^uns des au]tres,.la matière même de tout enseignement. »
Il est très aisé de dire que. l'on «gissiéra à une même. tajble^. jouissant des mêmes droite, le pape,.LiUher, et ]fi granjl rabbin. Mais il est également certain quedonsx^ette équation, les. deux prei;nier$ termes seliminani Tun rautre,il ne^reste que le troisième qui est la néga^iion du c^hristiunisme , c'est-à-dire de la civilisation mo-
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derne. En «orteqoe le preôiier résultat de la' paf ticipation àffidtflle des clergés à la directroQ derenseignefneiit, est la négation ofSctdié de Fatllof ité* On renverse précisément ce que Ton «^ôcit établir.
Une aatre ;c0ik$équeiicfe se présente égaletBent «éeessaire.
Lprsqutiné religion lo4gtetnp^ maîtresse d un peuple cesse d*étrelarel^ioii de TËtat, qu est-ce que cdia veut dire? G^cbangement s'opère-t^ri seuleniétil ^r'haëal^d? Nôn^» certes ; ilsignlfie que telle religion a d^^d'étre rètnê de tel État, quelle a perdu TinteUigenœ dedeqo'il réclamé; Si, de plus, la inarfbe de tous les événesneats atteste que la société civile entre d^ns une voie et «l'Église dan» une autre , si Toi^ganisation laïque s'élo^e d0 plus en plus de rorganiéatiôu tcdéstastique, il arri?€*né« cessrfi%mébt que la sdlénce d^ choses humaines e&la scnence^des choses divines^ qui n'en faisaient qu'une seulcrse séparent.
Gdnmiéntle sacerdoce qui n a pas* su garder la direction de la société «^ile pourrait-
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ii être dépositaire du principe d'éducation nécessaire à eette société? Que pourrait-il lui 6iiseigBq.r , puisqu'il n a pas eu la science nécessaire pour rester son conseil* et son guide? Elle va dans une direction , lui dans une autre* Jl peut bien Taccuser de s'être soustmite à sou esprit; il petH, du rivage où il reste inimobile , la suivre , de loin, dans les tempêtes ^ eUe s «gage; mais il ii*a plus ni le secret, ni la science de ce monde civil; ii s'est laissé enlever Je gouvernail! .
De celte contradiction violioie entre la science des dogmes particuliers et la science des chose* bumaiiies, il s'ensuit que le sacerdoce peut s^attnbaer la première, mais qu'il a perdu toute autorité pour enseigner la seconde; et dans cette observation se trouve contenu :1e seul système den^eignement qui se concilie avec les droits de tous.
Qui ne vq^, en effet, qu'aucun des clergés officiels ne peut aujourd'hui donner à la fois k science des choses divines et
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humaines , et que la doctrine de chacùil deu« en particulier serait la dissolution de la France, telle que le temps' Fa ftiite?
L'enseigrfemént catholique poarrait - il mai^t^ir la société actuelle? Si tout était ordonné sUr son principe, que deviendrait legaMté des cultes? Il ne peut la professer sans apostasier, ni la renverser sanstenverser 4 ordre civil. Est-ce le judaïsme qui satisfera aux conditions sociales? Personne ne le pease. Le protestantisme est moins éloigné de ces conditions^,' il appar* tient au m^ndé moderne. Mais qui songe néanmoins ih cbnvettii* la France au pro-»
têstantisme? Pei^onné. il n'est donc aucun des cultes ofBciéls qui puisse devenir Tâme, la doctrine, le principe enseignant de la société» ' ♦
Un peuple qui se soustrait à ki domination exclusive dune Éjflise afifirniè, autant qu'il est en lui, qu'aucun saderdoce hé possède la vérité soeiâleà l'exclusio*! des au très. Par cette révolution , fe plus grande* qui puisse se consommer chez lui , l'ancienne