ENSEIGNEMENT LAÏQUE
toute heure, de son enseigaement à sou ad versaure naturel. Anéanti devant cette autorité qui d*un mot peut le flétrir, que lui reste-t-il , qu'à se faire le serviteur lige, le serf de corps du curé qui , écrasé par le poids de toute la hiérarchie, écrase, à son tour, de sa propre servitude le ver de terre que vous lui avez livré sans défense.
Pour donner à Tinstituteur sa raison d'être, direz-vous qu'il représente le principe de la société laïque? Alors voyez dans quelle contradiction monstrueuse vous tombez. Voilà cet homme qui enseigne au nom de la société civile, laquelle reconnaît également tous les dogmes. Et néanmoins dans cette multitude d'idées dogmatiques qui se renversent , il est obligé d'être l'homme d'une Église particulière et de remplacer le prêtre absent. Ne touchez-vous pas ici du doigt les conti*adictions qui naissent de la confusion gothique où vous laisseâ: encore l'Église et l'école ?
A certains moments l'instituteur laïque est prêtre, homme de caste, puisqu'il est
î%i QUELLE EST LA ÉÂISON b*ÈTRE
chargé denselgiièr uii dogme particulier. Â certaios autres, il est rhomme de la société française laïque , universelle. Comment donc se fera le partage de sa personne?
Quelle contradiction , où la religion détruit renseignement y où Tenseignenient détruit la religion ! Au nom dé la société et de rÉglise, le même homme doit représentée Têgàlité des cultes et leur inégalité. Après ce beau cbaoâ, arrive le prêtre qui vient surveiller l'instituteur et s*àâsurèr que lé priiicipe d'exclusion , c'est-à*dire d'intolérance, a été reèpecté. Après le prêtre vient Tinspecteur civil qui s'^assure également que lé dogme civil de la tolérance n'a reçu aucune atteititë. La plume se perd dans cette Babel .Vous avez les deux dialogues suivants, entre lesquels vous ne pouvez choisir : '