LES IDEES DIRECTRICES DE L'^DUCATION CHEZ DESCARTES
de belles promesses, les autres lui prodiguent d'utiles conseilsrnos grands seigneurs delettres ont d6cr6t6 que la morality vaut mieux que la science et ils donnent d'ing6nieuses raisons pour le ddgoilter de la science par souci de ses mceurs ; ils lui insinuent m6me, que r^cemment la science a fait banquerouie. Si Dick n'eut d^sir^ que ces ingenieux et frivoles exercices de latinil^, Tart de farder Tantiquil^ dans des compositions mosaiques, Descartes TeMrenvoy^volon tiers asespropres maitres, a ces habiles arrangeurs de grec et de latin qui furent les implacables adversaires de sa doctrine et qui lui prefer^rent Gassendi, un pr^curseur du mat6rialisme moderne*. Mais ce qu'il demande aujourd'hui, c'est le vrai savoir, la science sansepith5te ; il lui faut d^sormais un enseignement viril. De la science, d^gageons les humanit6s qu'elle contient, mais n'imitons plus, par exc5s de civilisation, les sauvages qui recherchent la parure avant le v^tement. Dick est tenace et il aura son tour, carvoici venir son plus puissant alli6, un nouveau Montesquieu, qui degagera pour lui I'esprit des sciences apr^s Tespritdes lois, Auguste Comte.
1. Michelet: Nos Fils^ p. 224. « Les colleges des Jesuites recurent tous les petits seigneurs, et TUniversit^ n'eut les classes moyennes, les eBfants de la bourgeoisie, qu'en copiant les colleges des Jesuites, leurs funestes routines, leur m6canisme automatique. EUe copia, dans la forme du moins. Point du tout dans Tesprit. » — Signalons, pour etre juste, une edition des CEuvres de Descartes, digne de la France, dont le premier volume parait en ce moment.