I. INSTITUTS ET COLLEGES d'eNSEIGNEMENT INT1^:GRAL
1. Definition des instiluls destines k donner k tous, en sept ann^es d'enseignement la connaissance des sept sciences fondamentales (esprit, m^thodes, r6sultats) ; et des colleges oii les m^mes cours se trouvent reduits k quatre ann6es pour les jeunes gens qui se livrent exciusivement aux etudes. — Une langue vivante doit 6trc introduite dans Tenseignement primaire : I'^tude de cette langue, jointe k un enseignement approfondi du fran^ais, sera obiigatoire pendant tout le cours des Etudes scientifiques p. 231
2. Point d'internats ni de baccalaur^ats : Tinlernat n'est qu'un pisaller. — Le grand nombre d'^cole fondles sous le nom d'instituts et de colleges rendra I'internat g^n^ralement inutile. — Les examens ne seront jamais que des examens de passage et Pexamen final resseniblera aux examens precedents: dipl6mes d'^tudes integrales. — Simplification de I'administration : le corps des professeurs et son doyen ; les el^ves nomment des commissaires qui concourent k I'administration et a la discipline. — Pas de gratuity absolue p. 233
3. Outre les etudiants et les Aleves, on admettra des auditeurs libres, regulierementinscritsi unouplusieurs cours deleur choix. — II y aura ainsi un contrdle permanent de I'opinion publique. — A tout &ge un homme, mSme instruit, peut sentir la n6cessit6 de se tenir au courant des progr^s des sciences p. 236
4. II y aura plus souvent k transformer des 6coles d6j& existantes qu'a en cr6er de nouvelles. — Colleges communaux, Lyp^es, Ecoles normalesd'instiluteurs etd'institutrices, Ecoles primaires sup^rieures: breves indications sur les transformations possibles. — R61e de rf<]tat: contrdle, inspection, nominalion des professeurs sur la presentation d'un comite. — L'Etat a tout int^rSt k eviter les doubles emplois et la concurrence qu'il se fait parfois k lui-mSme p. 238
5. Le calcul exact des depenses que necessitera la nouvelle organisation serait premature. — Elles ne seront pas sensiblement superieures aux depenses actuelles, parce que nous ne man^uons actuellement ni de professeurs, ni d'^coles. — Notre personnel enseignant est k la hau-
teur de toutes les lAches. — Les palais des sciences et des arts reves par Chenavard ne sont point actuellement necessaires. ... p. 244
1. Sans faire de la coeducation un principe p^dagogique, on I'admettra toutes les fois qu'il y aura necessity ou avantage. — Les femmes seront admises au professorat. — Simplification des etudes mathematiques et physiques pour les jeunes filles. p. 249
2. Quelques indications sur le choix des nouveaux professeurs : le changement de methode et d'organisation n'implique nullement un changement du personnel enseignant. — L'etude du grec et du latin n'est pas menac^e, mais elle devient une specialite p. 251
A. L'Education nouvelle est plut6t propre k developperqu'a abaisser nos qualit6s litt^raires et artistiques. — L'art d'ecrire est intimement uni k l'art de penser. — Notre fonnule n'est pas rhomme pour la science, mais la science pourrhomme, la Iheorie en vue des applications. — Gomme consequence, Tenseignement integral base necessaire du veritable enseignement profession nel. — Les cours professionnels, toujours joints aux cours theoriques,admettront des professeurs intermittents p. 254
4. ^extension universitaire. — Le reveil intellectuel. — Nouveaux besoins des ouvriers et nouveau r61e des professeurs et des etudiants de nos Universites. — L'union du peuple el des savants. . . p. 259
5. Le dipldme d'etudes integrales. — Un doctorat des instituteurs. — Tous les clerges invites aux etudes scientiflques. — Aucune vaine menace contre les religions et les metaphysiques qui resteront indestructibles mais ne rentrent pas dans le programme d'enseignement integral p. 262