LA FAIBLESSE DE LA FORCE
Montesquieu a dit : ‘“ Tout régime doit périr par l’exagération de son principe.”
L'Allemagne avait exagéré son principe favori : La force prime le droit. Elle a été jusqu’à croire qu’on peut tout avec la force.
Et pourtant : ‘Rien n’est faible comme ls force, dit Léon XIII (Sapientiæ christianæ), lorsqu’elle ne s’appuie pas sur la religion. Plus propre dans ce cas à engendrer la servitude que l’obéissance, elle renferme en elle-même le germe de grandes perturbations.”
N’allons pas au devant du mal. Ne remplacons pas le curé, recruteur des écoles, par le gendarme, même pour conduire les enfants à l’école catholique.
Car la Législature ne peut rien promettre pour l’avenir, elle ne peut donner aucune garantie. Elle ne peut pas promettre que l’éducation restera toujours sous la direction du Conseil de l’Instruction publique ; elle ne peut pas garantir
. que la composition de ce conseil ne sera pas changée, ou
qu’il ne sera pas soumis à un ministre responsable, c’està-dire soumis aux fluctuations de l'opinion créée par la presse. Seul un concordat pourrait lier la Législature, mais elle n’est pas souveraine. Et, d’ailleurs, l’on a vu des concordats passés avec des États souverains, traités comme des chiffons de papier.
Il importait d’élucider les principes du droit sur cette question, pour en montrer toute l'importance et pour justifier la répugnance que l’on éprouve à s'engager dans une
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voie dangereuse sans avoir bien étudié la nécessité de cette innovation et son côté pratique.