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enr moelles de 4 jour. On emploie le traitement intensif pour les morsures de la face, des parties nues, les morsures des loups. La première inoculation eut lieu le 6 juillet 1885 sur Joseph Meister, la deuxième en octobre sur Je berger Jupille. M. Pasteur appelle lui-même sa méthode : le traitement prophylactique. Elle n'est pas, en effet, et ne prétend pas être curative. Elle reste impuissante devant la maladie confirmée où même simplement imminente, de là la nécessité d'un trai. tement hâtif ; la rage se déclare le plus souvent dans le courant du deuxième mois après la morsure, rarement après le troisième, exceptionnellement après le sixième mois.
2° Laboratoire municipal.
Le laboratoire municipal est installé dans les bâtiments de la caserne de la cité.
L'initiative de sa création remonte à M. Dumas, qui, en novembre 1876, demandait au conseil municipal l’établissement à la préfecture de police: « d’un bureau d’essai, où chaque acquéreur pourrait, moyennant une faible rétribution, trouver la certitude que son vin n’est pas coloré artificiellement ». Son vœu fut réalisé, mais le laboratoire ne devint public qu'en 1885.
Les services rendus sont immenses, et malgré les récriminations qu’il a soulevées, son avenir est assuré et son maintien indispensable.
« Une répression devenue plus générale et plus sérieuse, écrit M. Girard (Documents sur les travaux du laboratoire), a commencé à faire rétrograder cette industrie falsificatrice,
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qui, s’exerçant successivement sur un même produit, au lieu de production, chez le marchand en gros, et souvent enfin chez le détaillant, ne laissait arriver au consommateur sous les noms de produits naturels dont on continuait à les décorer, que des imitations mensongères, des mixtures impuissantes à entretenir la santé, quand elles n'étaient pas de nature à la compromettre ».
Le laboratoire ne se contente pas d'analyser les substances alimentaires, mais encore tous les produits qui entrent dans l’usage de la vie: telsles jouets coloriés, les papiers de tenture, les emballages de produits alimentaires.
Citons quelques-unes des falsifications les plus communes. On trouve dans le vin: glycérine, plâtre, sucre, acide tartrique, tannin, mélasses, glucose. Dans le cidre : céruse, litharge. Dans la bière : acide salicylique, brucine, strychnine, bois, aloës, quassia amara, gentiane, rhubarbe. Dans le chocolat : noyaux de dattes torréfiés, amandes douces grillées, farine de maïs, ocre rouge, et cinabre pour le colorer, huiles ou graisses substituées au beurre de cacao, storax, baumes de Tolu et du Pérou remplaçant ja vanille.
Pour le poivre l’une des falsifications les plus répandues consiste dans l'emploi de grignons d'olives ; il faut une très grande habitude pour pouvoir distinguer au microscope les cellules scléreuses du noyau d'olive de celles du poivre. Cette falsificatien, en apparence peu nuisible, est une de celles qui causent un grand préjudice aux finances de l'Etat, l'impôt étant de 450 francs par 100 kilog. de poivre.
Un système de photographie microscopique permet de laisser entre les mains de la justice la preuve indéniable de la falsification de certaines substances, ou de la présence de
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