‹ L'enseignement pratique de l'hygiène à la Faculté de Médecine de Paris: Musée - Excursions - LaboratoireChapitre 17 sur 27 · NI · texte numérisé non relu

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la supériorité des nouvelles règles d'assainissement de la maison en groupant à l'intérieur de deux constructions identiques d’aspect, et qualifiées respectivement de maison salu bre et maison insalubre, à l’imitation de celles de l'exposition de Londres de 1884 ; d'un côté les appareilset les dispositions à proscrire, et de l’autre celles qu'il importe de recommander.

Pénétrons dans la maison insalubre : nous y trouvons au rez-de-chaussée des éviers sans tuyaux d'évacuation ou avec écoulement direct à la rue ; un cabinet à la turque sans eau ; un urinoir mal construit, mal entretenu, point lavé; une courette sur laquelle s'ouvre une fosse fixe et où sont disposés des tuyaux de descente mal joints, une alimentation d’eau insuffisante et de qualité médiocre ; des revêtements perméables du sol.

Aux divers étages nous voyons, ces plombs infects si répandus dans les anciennes maisons de Paris; un cabinet à l’anglaise insuffisamment lavé, un évier pourvu de la bonde siphoïde sans plongée efficace ; planches, tentures, modes de chauffage et d'éclairage, tout est à l'avenant.

Franchissons la passerelle jetée à la hauteur du deuxième étage entre les deux maisons ; nous rencontrons dans le bâtiment salubre des water-closet et un urinoir bien disposés, largement aliméntés d’eau, avec appareils de chasse, et tuyaux d'évacuation siphonés et ventilés, une installation de bain avec trop plein; parois revêtues de matériaux imperméables ; des appareils d'évacuation de l'air vicié, des tentures sans danger, des planches à l'abri de l'humidité, un évier, un lavabo, bien pourvus d’eau de bonne qualité, et où l’évacuation est assurée par une canalisation bien faite ; une cour aé-

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rée, lavée par une borne-fontaine, renfermant des tuyaux de chute, un regard pour la surveillance de la canalisation; un branchement d'égoût prolongeant la cave et isolé de l’égoût, qui livre passage aux conduites d’alimentation et d'évacuation.

Vidange. — De nombreux tableaux graphiques mettent en relief la répartition des 147.000 chutes existant dans les 80 quartiers de Paris, entre les divers modes actuellement pratiqués ; l'écoulement direct à l’égout bien qu'adopté en principe n’y apparaît encore qu'à l’état d'exception trop rare. À côté se trouvent de nombreuses figures relatives à l’histoire de la vidange depuis deux siècles, ainsi que des coupes et des modèles réduits d'appareils et de châlets de nécessité.

Eaux. — Un appareil spécial met bien en évidence les qualités comparatives des diverses natures d’eaux distribuées à Paris, la limpidité, la transparence, la fraîcheur de l'eau de la Vanne ressortent là si nettement que tous ceux qui ont vu cette démonstration parlante demeurent désormais convaincus de l'excellence de l’eau de source et comprennent l’intérêt qu’il y aurait à être assuré de n’en manquer jamais. C'est en effet le défaut de sécurité qui est le seul point noir du service d’eau; pendant dix mois de l’année les besoins de la consommation sont inférieurs au débit des aqueducs de la Vanne et de la Dhuis, mais pendant les chaleurs on est obligé d’avoir recours à l’eau de Seine, qui est la cause des épidémies annuelles de fièvre typhoïde qui sévissent sur Paris. On avait proposé pour économiser l’eau de source de faire une double canalisation, une pour l’eau de Seine, l’autre pour l'eau de source. M. Bechmann montre qu’il faudrait non pas deux canalisations, mais trois, la canalisation servant à donner de l’eau dans les rues ne pouvant fournir l'eau dans les

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