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giène la base de cette dernière au point de vue scientifique comme au point de vue expérimental.
Nous pourrions multiplier ces exemples pour les divers pays; le lecteur en trouvera le développement dans le mémoire de M. A. J. Martin et la thèse de Lœwenthal. |
La Faculté de Paris a compris qu’elle devait également entrer dans cette voie. Aussi à la mort de M. le professeur Bouchardat, M. Landouzy, chargé de remplir l'intérim, inaugura l’enseignement pratique par quelques visites d'établissements industriels, qui furent suivies par de nombreux élèves. L'école mititaire du Val-de-Grâce, quelques facultés de province, telles que Montpellier, avaient du reste déjà donné l'exemple.
Enfin M. le professeur Proust qui était tout désigné par ses hautes fonctions et ses travaux devint titulaire de la chaire.
Il se préoccupa aussitôt des moyens d'organiser l’enseignement pratique. Dans un mémoire adressé à M. Béclard, alors doyen de la Faculté, il demande la création d’un laboratoire et d'un musée.
Sur ces entrefaites eut lieu l’exposition d'hygiène urbaine à la caserne Lobau, organisée par la Société de médecine publique et d'hygiène professionnelle. A la suite d’une visite faite à cette exposition par M. le Directeur de l’enseignement supérieur, accompagné de MM. Béclard et Proust, la création du musée d'hygiène fut décidée.
De sorte qu'aujourd'hui l’enseignement de l'hygiène à la Faculté de médecine de Paris comprend : 4° un cours magis-
tal; 2 un laboratoire ; 3 un musée ; 4° des excursions scientifiques.
M. le professeur Proust est donc le septième titulaire de la
= chaire d'hygiène, ét nous pouvons dire que son nom restera attaché à la réforme immense qu’il a accompli en faveur des études de l'hygiène.
Le chemin est maintenant tout tracé ; le temps, le bon vouloir, le désintéressement de tous ceux qui sont les pionniers de la science viendront facilement à bout de tous les obstacles qui restent à surmonter.
" Avant d'exposer les résultats déjà acquis, rappelons les paroles que prononçait M. le professeur Brouardel dans son ouverture de cours de l’année dernière. Tous nous y verrons l'importance qu'il convient d’accorder à l'étude de l’hygiëène, afin d’être à même de remplir nos devoirs comme médecins SOCIaux.
« Sous l'influence des doctrines de M. Pasteur, la science « médicale a subi depuis quelques années une révolution « tellequ'iln'y en a pas eu une pareille depuis le commence- « ment du monde. |
“« Ce à quoi vous n’avez probablement pas réfléchi, c’est « à quel point le rôle du médecin dans la société à été modi- « fié par elle. Aujourd’hui, quelle que soit la localité dans « laquelle vous serez appelés à exercer, il dépendra de vous « à un moment donné, d'arrêter définitivement certaines « épidémies, et à côté du médecin de famille qui existait « seul autrefois, il y aura en vous le médecin public dont « les fonctions sont beaucoup plus complexes.
« Dans ce moment-ci, nous demandons qu'il y ait des « médecins chargés de la santé publique dans les grandes « villes. On n’a pourtant pas attendu à notre époque pour « s'occuper de l'hygiène publique, mais la société réclame
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avec plus de passion que jamais, qu'on la fasse profiter des découvertes de la science... Le médecin public existait en Grèce. Quand il yavait des épidémies, il partait des misse dominici qui tâchaient d’enrayer le fléau.
« Cette médecine publique, que vous serez peut-être oblisés d'exercer un jour malgré vous, il faut que vous la connaissiez : médecine légale, aliénation mentale, hygiène.
« Pour vous préparer à ce rôle de médecin public nous avons dû transformer la faculté, et y créer plusieurs laboratoires. L’étiologie est la grande préoccupation du moment, et chacun de nous est convaincu qu’il est plus facile d'empêcher mille hommes d’avoir la fièvre typhoïde que d’en guérir un seul.