CONFÉRENCES D'INSTITUTEURS
Les conférences remplacèrent les associations des instituteurs formées en 1845 et incorporées en 1849 par acte du parlement.
Le but de ces conférences, comme vous le savez tous, lecteurs, est de donner aux professeurs, inspecteurs et instituteurs l'occasion d'échanger
relise idée de confiée l'édu< atron de? jeunes inst- tutrices à une communauté religieuse qui pendant plus de deux siècles, avait entretenu au se'n de nos meilleures familles Canadeimes l'amour du bien, la p'atique des vertus chrétiennes, les habitudes d'ordre et de bonne société. Il ne pomait faire un choix plus convenab! :.
Depuis ving-quatre ans que l'école normale Laval est fondée, des centaines d'in.stitutvices; formées dans le monastère des Insulines, sont allées répandre dans nos campagnes les parfums de vertus qu'elles y étaient venues puiser.
Le bien qui s'est opéré par ce moyen est incalculable, et je suis heureux d'ajouter que je me réjouis tous les jours d'avoir en ces Dames d'aussi dignes coopéiatiices dans l'œuvre de l'éducatiou de la jeunesse.
Rév. P. Lagacé, Ptre — 1882,
leurs vues eu matières d'enseiguemeut et de profiter mutuellement du fruit de leurs études. Rien de plus utile aux instituteurs que de venir de temps en temps retremper leur courage au sein d'une école normale et d'y puiser des connaissances et des idées nouvelles. Le rôle de ceux qui nous ont devancé dans la carrière est de faire parts à leurs cadets de leur expérience, et pour nous, les jeunes, nous sommes cordialement invités à exposer nos théories sous les regards toujours attentifs et clairvoyants des anciens. (1)
A propos de conférences, plusieurs se plaignent, les uns à voix basse, les autres tout haut, de ce qu'un bien petit nombre des membres du corps enseignant assistent à ces assises pédagiques. Cela est vrai pour plusieurs réunions.
Mais si l'on considère les minimes ressour-
(l) Les é'.'o'es normales sont devenues le centre de conférences pédagogiques où les instituteurs ont puisé, avec lYniulation, des connaissances pratiques très utiles. Je puis même dire que cette émulation s'est étendue au-delà du cercle de l'instruction primaire : quelques personnes se sont a'armées du niveau de nos études qu'elles trouvent trop élevé. Ce qui devrait alarmer, c'est la faiblesse des études tn générale dans la provinc de Québec. J'en appelle à l'expérience et au témoignage de personnes qui ont pu étudier les méthe des et les systèmes d'enseignement suivis ailleurs, et je donnerai pour preuve ce qui se passe aux examens du droit et de la médecine.
M. L'a» ni H. A. Vkbmau.
ces de la plupart des instituteurs, ces derniers sont bien excusables, quelquesfois, de ne pas figurer à chacune des séances. Pour remédier à cet état de chose, il faudrait que le gouvernement votât chaque année une somme destinée à couvrir les frais de voyage de ceux qui se rendraient aux conférences. Espérons que les finances de la province seront avant longtemps assez prospères pour permettre à nos gouvernants d'accorder cette récompense aux plus généreux amis du peuple.
CONSIDÉRATIONS SUR LE MOUVEMENT DE L'iNS- TRUCTION PRIMAIRE DE 1855 A L888
Les statistiques du département de l'instruction publique depuis 1855 à 1888 prouvent hautement que l'enseignement primaire a fait des progrès marquants au milieu de nous.
Yoici un tableau général démontrant les résultats comparatifs de l'enseignement des matières les plus importantes de 1855 à 1873 :
Apprenant la Grammaire française
Apprenant la Grammaire anglaise
Apprenant l'Arithmétique simple
Apprenant la tenue des livres..
Apprenant l'Histoire
En 1873 le nombre des municipalités est de 852, celui des arrondissements de 3,870, contre 523 et 2,722 respectivement en 1858.
La récapitulation de deux des grandes divisions de 1874 est comme suit :
No.
U Jj
Ph i
Ecoles secondaires, (col, et
aead |
Ecoles normales
Les statistiques fournies par l'honorable surintendant de l'instruction publique pour 1885- 86 démontrent que 4,204 brevets ont été délivrés aux élèves des écoles normales depuis leur fondation :
Elèves instituteurs.
Elèves institutrices.
Total.
Ecole normale Laval
Grand Total
Ecole normale Jacques-Cartier... .
Grand total
Ecole normale Mc- Gill
lu29
t Grand total
Les écoles normales ont eu des résultats importants, non seulement au point de rue du progrès des méthodes, mais encore quant à la question religieuse. Yoici un tableau qui indique le nombre d'élèves de l'école normale Laval entrés dans la vie religieuse immédiatement après leurs cours, après avoir enseigné durant le nombre d'années exigées par la loi :
De 1857 à 1887, 180 élèves-institutrices de "' l'école normale Laval, département des Dames Ursulines, se sont faites religieuses ; c'est-à-dire une moyenne de 10 o/o des élèves-institutrices entrent chaque année dans les communautés. Ces religieuses font profiter les institutions où elles enseignent des connaissances pédagogiques qu'elles ont acquises. Le département des garçons— Ecole normale Laval — a fourni 47 prêtres depuis 1857. Sur ce nombre 4 sont Docteurs en théologie.
Le tableau qui suit donne le nombre des écoles primaires sous contrôle, ainsi que celui des titulaires qui y sont attachés et des élèves qui les fréquentent :
Catholiques romains
Protestants
Totaux
E.-o'cs élémentaires so'is con-
Ecoles élémentaires indépen-
Grands totaux des écoles pri-
Iqsî t j'eur- laïques brevetés. . . .
Instituteurs laïques non bre-
In«aituteurs du dist.ict d'insp.
dr M . Juuef u
Institutrices laïques brevetées.
Institutrices laïques non brevt-
Institutrices laïques du district
Elèves des éceles élémentaires.