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INSPECTEURS D'ÉCOLES

A l'administration Hincks-Morin était réservée la nomination des inspecteurs d'écoles. Elle

eut lieu au printemps de 1852. Il en fut nommé 24 ; sur ce nombre cinq seulement étaient instituteurs, ce qui nous parait assez étrange. L'instituteur a si peu de chances de succès dans ce pays qu'on n'aurait pas dû lui fermer la seule (arrière à laquelle sa profession le prépare comme naturellement. Heureusement, aujourd'hui il n'en est pas ainsi. Il faut enseigner au moins cinq ans pour avoir droit de se porter candidat à l'inspectorat.

Les inspecteurs ont rendu et continuent à rendre d'immenses services à la cause de l'enseignement. Ce corps important contient aujourd'hui dans son sein des officiers d'une intelligence reconnue et d'une capacité réelle.

Sous l' "union "

Sous le régime de 1' "Union ", la loi accordait aux écoles primaires une somme de <£50,- 000 qui se partageait entre les deux sections de la province, suivant leur population respective.

En 1847, 1613 écoles étaient en opération sous le contrôle du gouvernement et étaient fréquentées par 63,281 élèves.

En 1854, le nombre des institutions de tout genre était de 2,Ï95, et celui de leurs «'lèves de 119,937. (1)

COLLEge ST-MICHEL

Il y a déjà longtemps que le besoin d'écoles intermédiaires se fait sentir ici. Dès 1853, le Rév. M. Fortier, alors curé de St-Michel, fonda un collège commercial dans sa paroisse. Cette institution fut mise sous le contrôle des commissaires en vertu de l'acte d'éducation, 9 Yict.. ch. 2*7. Elle a rendu et rend encore de grands services aux populations des comtés de Bellechasse, Lévis et Beauce,

Ici, qu'il me soit permis d'accomplir un acte de justice envers le doyen des professeurs de l'école normale Laval, en reconnaissant lesservices que son dévouement et ses qualités pédagogiques ont rendu au Collège St-Michel. M. F. X. Toussaint a beaucoup contribué à l'établissement et au succès de cette institution. Il en a dirigé les premières opérations avec un succès constant qui a attiré sur lui les regards de nos hommes instruits. Feu le Dr Meilleur lui-même savait apprécier les talentsde ce pédagogue.

(1) Chauvoau.

écoles normales (1857)

Près de deux siècles après la fondation de l'école de St. Joachim, où Mgr de Laval désirait former des instituteurs, nos législateurs, sagement inspirés par le Dr. Meilleur, l'hon. M, Chauveau et l'épiscopat de la province, établirent trois écoles normales, deux pour les catholiques et une pour les protestants. (1) Depuis trente ans, ces institutions ont rendu des services incalculables à la classe enseignante. En effet, les réformes opérées dans les méthodes seules depuis un quart de siècle sont énormes. Et sans le secours des maîtres sortis des écoles normales, nous en sommée convaincus, le niveau intellectuel de notre population serait bien moins élevé qu'il ne l'est aujourd'hui.

En fondant des institutions dont la mission est de préparer les jeunes gens à l'enseignement, le gouvernement provincial a donné un essor vigoureux à l'éducation. (2)

(1) L'école normale Laval a deux départements, l'un pour les garçons et l'autre pour l< s jeunes filles. (Au monastère des Dames Ursulines). L'école normale Jacques— Cartier ne reçoit que les garçons.

(2) L'intention du gouvernemental] créant des écoles normales, était sans doute de relever le niveau intellectuel et moral des populations de nos cvmpagnes. Pour atteindre ce but, il eut l'iieu

Honneur ! aux généreux promoteurs des écoles normales, en particulier à l'hon. M. Chauveau, fondateur véritable de ces maisons, à S. Gr. Mgr Laugevin, à Son Eminence le cardinal Taschereau et à l'hon. G-. Ouimet, surintendant actuel de l'Instruction publique, qui veillent avec tant de soin à leur conservation.

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