‹ L'enseignement primaireChapitre 46 sur 51 · OU CONDUIT LA GOURMANDISE · texte numérisé non relu

OU CONDUIT LA GOURMANDISE

Canevas,-^ gourmandise de Bertrand.- Les châtaignes volées au marché: leur cuisson à la dérobée sous la cendre brûlante du foyer.— L'explosion d'une châtaignes ; les brûlures de Bertrand,— Réflexions.

Développement,

Classe enfantine.- Bertrand était très gouimand.-DnjouT.au marché, il aperçut des cha- * ligues. Il demanda à la marchande si ces fruits étalent bons. Elle lui assura que, cuits bous la

cendre, ils étaient délicieux. Bertrand avait dépensé tout son argent en friandises. Cependant il désirait vivement manger des châtaignes. Comme la marchande avait le dos tourné, il lui en vcla une poignée dans son panier. Il s'enfuit et rentra à la maison. Il fit cuire en cachette ces châtaignes au foyer de la cuisine. Mais un de ces fruits fit explosion Le visage et les yeux du gourmand furent atteints par les cendres brûlantes et les charbons ardents. Il souffrit longtemps de ses brûlures. C'est ainsi que Bertrand fut puni de sa gourmandise et de son vol.

Cours élémentaire. — Bertrand était un jeune garçon très gourmand. Un jour il vit au marché de très belles châtaignes. Il demanda à la marchande si ces fruits bruns étaient bons. — Je le crois, répondit la femme. Achetez-en, mon petit monsieur, et vous verrez qu'ils sont excellents, surtout quand on les cuit sous la cendre.

Malheureusement Bertrand avait dépensé tout son argent en friandises. Il attendit que la marchande eût le dos tourné, plongea la main dans le panier de châtaignes, en prit une poignée et s'enfuit.

Rentré à la maison, il se glissa à la cuisine, et n'y trouvant personne, il plaça les châtaignes

volées au milieu des cendres du foyer, puis iî les couvrit de charbons ardents sur lesquels il souffla avec force.

Tout à coup une châtaigne éclate violemment et projette des cendres et des charbons brûlants au visage et dans les yeux du petit imprudent, qui se met a crier et à courrir par toute la maison. Les parents accoururent effrayés et c'est alors qu'ils découvrent le larcin. Bertrand souffrit beaucoup et put se convaincre que la gourmandise, qui l'avait conduit au vol, est un vice capital dont il faut se corriger.

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