‹ L'enseignement primaire dans les pays civilisesChapitre 101 sur 219 · AUTRES · texte numérisé non relu

AUTRES

TOTAL

Élèves dans les écoles subventionnée» par le gouvernement , . . .

Personnes recevant l'instruction dans leur famille ou seulement dans les écoles du dimanche

Totaux

Le total comprend 18077 élèves âgés de plus de 15 ans. Parmi les enfants de 5 à 14 ans, qui étaient au nombre de 415432, on en comptait 305 629 qui ne recevaient pas d'instruction, les uns étant employés à un travail quelconque, les autres ne l'étant pas; mais c'étaient principalement des enfants Gafres ou Betchouanas ; il n'y avait que 35484 enfants blancs dans ce cas.

Le résultat obtenu par le recensement coïncide à très peu près avec le relevé des déclarations faites par les maîtres des écoles subventionnées qui, pour la même époque, portait :

Elèves européens ou blancs 28 285

Autres qu'européens ou blancs 43 205

Mais il ne coïncidait pas aussi bien avec l'état statistique des écoles subventionnées, établi le 31 mars 1891 par le surintendant général de l'éducation.

Celui-ci accusait 79419 élèves inscrits sur les registres, avec une fréquentation hebdomadaire de 64878 pour la semaine qui a donné le résultat le plus fort et de 48 711 pour celle qui a donné le plus faible.

Le surintendant estime que la fréquentation moyenne est de

70 p. 100 inscrits, mais qu'elle s'élève vraisemblablement à 80 la semaine de la statistique *, il résulterait de là que le nombre des inscrits serait de 85800 environ (71490 4- 14300) d'après le census et la déclaration des maîtres. Mais le surintendant de l'éducation pense que le nombre ainsi donné est exagéré et doit comprendre des adultes \ de son côté, le directeur du census défend ses chiffres en s'appuyant sur leur concordance avec ceux qu'ont fournis les maîtres eux-mêmes.

D'après le recensement, sur 100 habitants de toute race, le nombre de ceux qui savaient lire et écrire était : dans la colonie proprement dite, de 29.7 pour les hommes et de 31.1 pour les femmes, soit 30.4 en moyenne ; dans les territoires annexés depuis 1875 et habités presque exclusivement par les indigènes, de 5 pour les hommes et de 46 pour les femmes. En 1875, dans la colonie proprement dite, la proportion n'était que de 24.6 p. 100; mais, depuis ce temps, la moyenne générale de la colonie et de ses annexes s'est abaissée, parce que les annexes se sont considérablement étendues parmi des populations illettrées.

Sur 100 personnes de 15 à 20 ans, il y avait 6.3 Hottentots, 19 Fingos, 5.9 Gafres, sachant lire et écrire. Sur 100 Européens du même âge, il y en avait 92 sur 100 qui savaient lire et écrire. La proportion s'élevait même presque à 96 p. 100 parmi les personnes âgées de 20 à 35 ans, et en moyenne pour l'ensemble de la population européenne de tout âge elle était de 67.9 p. 100, ou séparément par sexe de 67.5 pour les hommes et de 68.4 pour les femmes.

Dans toutes les races (les Gafres et les Betchouanas exceptés), les femmes ont à cet égard la supériorité sur les hommes.

S** Ressources financières. — Les dépenses de l'État ont beaucoup augmenté depuis quelques années. Durant l'année financière 1893- 1894, il a dépensé pour l'instruction 176189 livres sterling, dont:

Ecoles publiques, non cou- Matériel scolaire .... 4 004

fessionnelles 50 326 Élèves-maîtres 7 329

Pensionnats de distnct(Z)es- Gratifications aux bons ins-

trict hoarding schools) . 6 361 tituteurs 5 568

Ecoles privées de fermes et Construction d'écoles . . 18 066

écoles des nauvres. , . 11899

Divers 25 468

Ecoles des missions . . . 24 373 Territoires au delà du Kei. 15 824 Institutions industrielles

pour les indigènes . . . 6 971

272 l'enseignement primaire dans les pays cnaLisÉs.

D'après les rapports des administrateurs et des maîtres, les dépenses locales, qui doivent être en principe, dans la plupart des cas, égales aux dépenses du gouvernement, se sont élevées à 137116 livres sterling.

4° Mode d'établissement de la statistique et publications. — Les maîtres des écoles subventionnées doivent tenir un registre portant, entre autres renseignements, le nombre des enfants inscrits (the number of children on the books), c'est-à-dire le nombre de tous les enfants dont le nom a été inscrit sur le registre de l'école à une époque quelconque de l'année, la fréquentation ordinaire, calculée d'après le nombre moyen des présents chaque jour pendant les quatre dernières semaines. Les présences doivent être marquées matin et soir. Les maîtres et les inspecteurs doivent fournir l'extrait de ces registres tous les trimestres ; le surintendant général se plaignait de la négligence de beaucoup d'entre eux ; mais de notables améliorations ont été apportées à cette partie du service depuis 1892. C'est avec ces données que le surintendant général publie un rapport trimestriel, Quarterly abstract. Il adresse aussi un rapport annuel aux deux Chambres du Parlement.

Le dernier que nous ayons entre les mains est intitulé : Cape of Good Hope. Department of public éducation. Report of the superintendent gênerai of éducation for the year 1791. Capetown, 1895.

Écoles recevant des subventions du gouvernement.

ANNÉES

if.

Schools (trade classes)[cla8ses industrielles annexées à des écoles publiques].

nSTS g

fÎl

Schools conduct by circulating teachers (écoles ambulantes).

ilî

Maîtres.

ANNÉES

MAÎTRES

MAÎTRES

industriels.

MAÎTRESSES

de couture.

ÉLÈVES-

maiires.

Élèves des écoles subventionnées.

A NNK B s.

TOTAL

des élevés

inscrits

pendant l'année.

NOMBRE

des élève»

dans le trimestre

où ce nombre a été le plus fort.

FRÉQUENTATION moyenne.

Moyenne des élèves inscrits pendant Tannée.

APPENDICE

Le Basoiitoland, qui n'est pas compris dans le territoire de la colonie du Gap, comptait, en 1892, 133 écoles, dirigées la plupart par des missionnaires, et 7 192 élèves. Le gouvernement leur donnait une subvention de 3 708 livres sterling.

Page 1