Les chiffres des statistiques ne concordent pas bien
Garçons.
Filles.
AHHBB8.
Écoles publiques
Écoles libres
Écoles publiques
Écoles libres
congréganistes.
laïques.
congréganistes.
laïques.
congréganistes.
laïques.
congréganistes.
laïques.
Situation en 1892-1893.
DÉSIGNATI ON.
ÉCOLES
MAÎTRES
ÉliÈVES.
. Garçons
Ecoles publiques . . . . '
( Garçons ....
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Totaux
V Historique. — Les colons hollandais dn Gap ont eu des écoles ; il en reste des traces dans les archives de la colonie. Ainsi, en 1676-1677, le gouvernement prenait une résolution dans laquelle il déclarait qu'il était nécessaire d'ouvrir des écoles pour les enfants des noirs aussi bien que pour ceux des Hollandais, et en 1687 il donnait des prix pour encourager les uns et les autres *, en 1714, une ordonnance réglait la condition et le traitement des maîtres^ et exigeait la séparation des garçons et des filles. Cependant, en 1791, on se plaignait du mauvais état des écoles et on proposait un plan pour avoir des maîtres qualifiés et pour fonder une école de français et de latin et, en 1793, un règlement portait qu'aucun instituteur ne serait pris au service de la Compagnie sans avoir été préalablement examiné par un pasteur de l'église réformée. Il n'y avait pas alors de bonnes écoles dans la colonie, quoiqu'il y eût d'utiles écoles de mission pour les indigènes ; des soldats licenciés étaient autorisés par le gouverneur à servir d'instituteurs dans les familles.
Les Anglais, devenus maîtres de la colonie, établirent (1805) une commission pour surveiller les écoles et leur donner une subvention. Ils constatèrent, en 1807, qu'il y avait àCapetown 1 école de latin avec 8 élèves, 1 école de jeunes filles avec 25 élèves; 8 écoles ordinaires hollandaises avec 800 élèves, garçons et filles. La première école anglaise fut fondée en 1807. En 1812, la commission décida qu'une école serait ouverte dans toutes les localités qui avaient une église et que le maître recevrait le logement gratuit, 400 rixdalers par an et la rétribution scolaire, et, l'année suivante, la commission, transformée en Bible and School Commission^ reçut des pouvoirs plus étendus pour fonder un système d'éducation qui rendit le peuple capable de recevoir la divine lumière des Saintes- Écritures ; des écoles gratuites furent établies à cet effet. En 1822,
1. Ce traitement était de 1/4 de rixdaler par enfant apprenant l'alphabet, de 1/2 rixlaler par enfant épelanl et lisant; 1 par enfant chiffrant ; 1/2 en plus pour le latin.
l'anglais ayant été déclaré la langue officielle de la colonie, le gouvernement ouvrit quelques écoles gratuites pour enseigner l'anglais. Kn 1839, le système d'éducation proposé par John Herschel, qui consistait à établir des écoles primaires gratuites dans les petites localités et des écoles secondaires payantes dans les centres plus importants, fut adopté et un surintendant général de l'éducation fut nommé. En 1844, ce système était appliqué à 25 écoles contenant 1851 élèves et à 25 écoles de mission, ayant 3 721 élèves. En 1865, fut promulgué l'acte pour l'éducation élémentaire qui assurait une subvention aux écoles publiques graduées non confessionnelles, aux écoles de mission pour l'éducation des pauvres, aux institutions industrielles et aux écoles établies chez les indigènes. Cette loi a été modifiée et complétée par les lois de 1874 et de 1882. En 1875, l'examen des écoles élémentaires a été organisé et, en 1887, des retraites ont été assurées aux instituteurs. En 1892, sir Langham Eale a pris sa retraite après avoir dirigé pendant 30 ans l'instruction de la colonie.
2° État légal et organisation administrative.^ — ^ L'enseignement public est placé sous l'autorité du surintendant général de l'éducation, assisté par des inspecteurs. Il y a onze circuits d'inspection. Chaque inspecteur doit visiter les écoles subventionnées de son circuit, examiner les élèves, encourager les efforts locaux sans s'immiscer dans l'administration et la discipline ; il envoie tous les mois un rapport au surintendant général; s'il trouve l'école insuffisante, il doit en avertir les administrateurs ou, à leur défaut, les habitants ; d'autre part, il fait savoir au gouvernement si la subvention est justifiée.
Les bureaux municipaux (Municipal boarcls) et les conseils d'arrondissement (Dicisional councils) ont le droit d'établir et d'administrer directement les écoles dans leur ressort ou de confier ce soin à des administrateurs spéciaux nommés par eux. A leur défaut, les propriétaires du district, de la ville ou du village peuvent se réunir, après avoir fait connaître publiquement la réunion trois semaines au moins à l'avance, et décider la fondation d'une école. Les propriétaires qui veulent bien souscrire la garantie de payer les dépenses nécessaires, à savoir la moitié du traitement, le loyer ou le prix d'achat de la maison, nomment pour trois ans des administrateurs (Managers) au nombre de cinq au moins. Les subventions du gouvernement ne sont accordées que lorsque cette garantie est assurée, que les noms des garants ont été approuvés par lui, que
l'école est suffisante et qu'elle est soumise au contrôle des inspecteurs.
Il y a des pensionnats de district pour la population rurale très disséminée, dont les administrateurs et maîtres doivent être approuvés aussi par le surintendant général, ainsi que le prix de la pension ; ils reçoivent aussi des subventions du gonvernement pour le traitement des maîtres et pour les bourses des élèves. Il peut y avoir des pensionnats annexés aux écoles publiques.
Les écoles sont de diverses espèces. Les écoles publiques, qui sont non confessionnelles, sont divisées en écoles de première, de seconde et de troisième classe, et elles sont entretenues par les subventions du gouvernement, par la rétribution que paient les élèves et par d'autres sources de revenu ; on y enseigne l'anglais et le hollandais, l'écriture, l'arithmétique, la géographie et l'histoire, la couture pour les filles, et, dans celles de première classe, les mathématiques, la physique, la musique, le dessin, le latin et quelquefois le grec. Les pensionnats de district, les écoles privées de ferme, les écoles de mission, les écoles des pauvres, qui ont à peu près remplacé les écoles ambulantes, les écoles pour les indigènes, constituent des catégories d'ordre inférieur, dont le programme est à peu près le même que celui des écoles de troisième classe. Les unes et les autres reçoivent des subventions du gouvernement; les écoles indigènes sont seules entièrement gratuites. Les écoles de ferme privées, fondées par des fermiers dans les campagnes éloignées de toute école publique, et les écoles de station de chemin de fer, correspondant aux écoles de troisième classe, reçoivent aussi des subventions quand elles ont au moins dix élèves; le montant de ces subventions a été réduit en 189L Des instituteurs ambulants Circuit teachers sont envoyés aux frais du gouvernement dans les contrées qui n'ont pas même d'école de ferme. Les leçons de choses occupent une place importante dans les programmes. La couture est enseignée dans presque toutes les écoles de filles.
Les écoles publiques sont les unes mixtes, les autres affectées exclusivement soit aux garçons, soit aux filles.
L'enseignement peut être donné en anglais ou en hollandais.
Le nombre des heures de classe doit être de cinq au moins (de quatre pour les écoles de mission et d'indigènes), excepté le samedi. Parmi les indigènes, les Fingos viennent volontiers à l'école, mais les Gafres réisistent, et le gouvernement n'a pas voulu rendre
renseignement obligatoire pour ne pas jeter trop brusquement la population sauvage hors de ses habitudes.
Il y a aussi des écoles privées, lesquelles ne reçoivent pas de subvention du gouvernement et ne sont pas sous l'autorité du surintendant général.
Voici les résultats du recensement de 1891 relativement à l'instruction. Les nombres comprennent la totalité des élèves de tout degré qui ont suivi une école ou reçu l'instruction dans leur fa-, mille pendant les sept jours qui ont précédé le 2ô mars 1891 :
BUBOPÉENS.