‹ L'enseignement primaire dans les pays civilisesChapitre 104 sur 219 · VI. — Erythrée · texte numérisé non relu

VI. — Erythrée

Les écoles élémentaires de l'Erythrée sont de deux catégories : écoles du gouvernement et écoles des missionnaires. De plus, chaque bataillon de troupes indigènes a des écoles pratiques de langue italienne.

La colonie a un seul maître muni de diplôme, c'est le directeur des écoles de Massaoua ; les autres écoles du gouvernement sont dirigées par des interprètes, des sous- officiers et d'autres soldats italiens et par des religieuses -, les écoles de filles sont dirigées par des religieuses.

Dans l'école de garçons de Massaoua, qui est régulièrement organisée, on enseigne soit aux Européens, soit aux indigènes, la langue italienne et l'arithmétique ; on y donne des notions sur l'Italie et sur la colonie et des règles d'hygiène. La gymnastique, la musique et les langues de la colonie font aussi partie des matières de l'enseignement. Les élèves internes reçoivent l'instruction militaire. Dans les autres écoles on enseigne seulement la langue italienne et l'arithmétique.

Le nombre des élèves inscrits en 1894-1895 était de 705.

Les écoles de langue italienne dans les bataillons de troupes indigènes ont fourni les résultats suivants :

Soldats indigènes capables de se faire comprendre en langue italienne, 841 ; soldats indigènes qui comprennent la langue italienne, 895 ; sur un total de 3 663 examinés. La connaissance de

la langue italienne est une condition indispensable pour obtenir un grade dans les troupes indigènes.

En 1894-1895, la dépense pour les écoles coloniales a été de 15000 fr. (elle a été portée en 1895-1896 à 30000 fr.). A la somme de 15000 fr. il faut ajouter 5000 fr. accordés par le ministère des affaires étrangères sur le budget des écoles italiennes à l'étranger.

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