I. — Chine
La Chine n'a pas de statistique de ses écoles. 11 y a même très peu d'écoles. C'est en général dans les temples que des maîtres, qui ne sont payés que par la rétribution scolaire, apprennent aux enfants à li3'e et en même temps à écrire les caractères chinois, à réciter des morceaux d'auteurs, à respecter leurs parents, à se bien conduire. Mais la grande majorité des enfants, petits garçons — car les filles vont très rarement à l'école — est soumise pendant plusieurs années à la discipline de ces maîtres, quoiqu'il y ait un très grand nombre d'adultes qui ne sachent ni lire ni écrire.
Ceux qui, en grand nombre, veulent passer des examens pour entrer dans l'administration ou dans les honneurs, doivent posséder d'abord ces connaissances ; l'instruction est en général un pur exercice de mémoire.
IL — Perse et autres États musulmans.
La Perse et les autres États musulmans de l'Asie n'ont pas de sta~ tistique pédagogique. Ils ont cependant une instruction populaire qui est largement répandue, mais qui ne consiste le plus souvent que dans la lecture et la récitation du Coran et un peu dans l'écriture. « L'instruction primaire dans la plupart des pays musulmans est moins un développement intellectuel qu'un exercice mécanique de la mémoire et des doigts. N'apprendre aux enfants que des lettres et des formules, c'est à peine les instruire... La vie orientale oppose en outre une barrière jusqu'ici insurmontable au progrès de l'instruction : c'est l'ignorance presque absolue dans laquelle les femmes sont élevées \ »
1. Rapport sur l'instrnclion à l'Exposition universelle de Vienne en 1873, par E. Levasseur, p. 7i du tirage à part.
APPENDICE A l'aSIE. 293