‹ L'enseignement primaire dans les pays civilisesChapitre 141 sur 219 · III. — Nouvelle-Ecosse · texte numérisé non relu

III. — Nouvelle-Ecosse

1° Historique, — La première école a été fondée à Louisbourg par les sœurs de la Congrégation en 1737 ; auparavant des maîtres d'école étaient venus de France s'établir à Port-Royal (Annapolis). En 1780, une Public grammar school a été fondée à Halifax. La première loi scolaire de la Nouvelle-Ecosse date de 1811 ; la division en districts scolaires, de 1826. En 1864 le système des écoles libres a été établi. D'autres lois ont successivement constitué le système des écoles de la Nouvelle-Ecosse, lequel ressemble sous beaucoup de rapports à celui de la province d'Ontario. La dernière loi est celle du 20 mars 1895.

2° État légal et organisation administrative. — L'administration et la surveillance de l'instruction publique sont confiées à un surintendant provincial de l'éducation qui est nommé par le gouverneur en conseil. Un conseil de l'instruction publique, dont le surintendant est lui-même le secrétaire, est nommé par le conseil exécutif. Il est chargé de répartir les fonds votés par la législature, de faire tous les règlements relatifs aux écoles, de prescrire,

de concert avec le surintendant, les livres de classe, d'approuver les plans d'école, d'instituer un corps de treize examinateurs qui délivrent des diplômes « A, B, G ou D » aux étudiants des hautes écoles qui forment ainsi une espèce d'université provinciale. Le surintendant exerce le pouvoir exécutif sous le contrôle du conseil.

Le conseil de l'instruction publique institue des bureaux de commissaires des écoles. Avant la loi de 1895, il pouvait y avoir deux ou plusieurs bureaux par comté, suivant les cultes ; il n'y en a plus qu'un. Le bureau peut créer de nouvelles sections, avec l'approbation du conseil de l'instruction publique, déclarer que telle maison est impropre au service de l'instruction *, il répartit entre les sections la subvention destinée à soulager les écoles pauvres.

Les inspecteurs de comté sont nommés parle conseil de l'instruction publique. Ils font l'office de secrétaire du bureau des commissaires .

Chaque section est administrée par un Board of trustées composé de trois personnes qui sont élues par les électeurs, nommées pour trois ans et renouvelées tous les ans par tiers. Ce bureau gère les fonds et les propriétés des écoles, loue, quand il est nécessaire, les maisons d'école pour douze mois au moins ou pour trois quand les sections sont très pauvres. Il doit assurer gratuitement les moyens d'éducation à tout enfant à partir de l'âge de cinq ans, avec un maître s'il n'y a pas plus de 50 élèves, avec un maître et un ou plusieurs adjoints s'il y en a davantage. En 1894, il y avait 1 891 sections ; plusieurs sections avaient été supprimées dans les années précédentes et s'étaient réunies aune autre pour pouvoir entretenir une école. Il y avait encore 73 sections qui n'avaient aucune école et 136 qui n'en avaient que pendant un des deux semestres de l'année.

Le nombre des écoles était de 2 292 (en 18C2, 2158 en hiver et 2 281 en été).

Le nombre des maîtres, en 1892, était de 2 323, dont les trois quarts étaient des femmes. 419 étaient munis d'un diplôme d'école normale (statistique du semestre d'été). Il y avait, en outre, une douzaine d'assistants sans diplôme. Sur le total il n'y avait pas un millier de maîtres qui eussent plus de trois ans de service. En 1894, il y avait 2 351 maîtres.

L'école normale est à Truro. Elle ne fournit qu'une partie des maîtres ; le nombre des candidats au diplôme d'instituteur a été, en 1892, de 1 431, dont 1 059 fenmies et 372 hommes.

Le traitement moyen de ces instituteurs est de 489 piastres pour la première classe et de 180 pour la troisième ; celui des institutrices est de 296 et de 158. Il est payé en partie sur les taxes de la section et en partie sur la subvention de la province.

Les matières du programme, qui comprennent huit années d'études, sont : les exercices physiques, la musique vocale, l'hygiène et la tempérance, l'instruction morale et civique, les leçons de choses sur la nature, la lecture et l'élocution, l'anglais, l'écriture, le dessin, l'arithmétique, la géographie et l'histoire, le travail manuel.

Le nombre total des élèves inscrits pendant l'année s'élevait, en 1892, à 102 586 ; 82 965 l'étaient l'hiver et 87 189 l'été. C'était à peu près 1 élève par 5 habitants (1 par 5.4 en hiver et par 5.1 en été). La fréquentation était à peu près de 59 élèves présents sur 100 inscrits. Sur les 87 189 élèves du semestre d'été il y avait autant de filles que de garçons (43 630 garçons et 43 559 filles) et il y en avait 82 429 qui étaient d'âge scolaire (de 5 à 15 ans).

En 1894, le nombre total des élèves inscrits dans les common schools (y compris les Kinder gàrten) était de 93 520.

3° Ressources financières. — Le total des dépenses pour l'instruction publique en 1892 était de 746 575 piastres. Mais ce total comprend des dépenses autres que celles de l'enseignement primaire.

Le gouvernement a fourni en subventions 200 744 piastres pour les écoles publiques, 750 pour l'école de travail manuel, 6 995 pour les écoles normales et écoles modèles, 1 705 pour les écoles du soir ; les fonds des comtés ont fourni pour les dépenses locales 120127 piastres; les sections ont payé en taxes 313 229 piastres pour l'entretien des écoles et 96 788 pour les constructions et réparations; 6 237 piastres proviennent de ressources diverses.

En 1894, la dépense totale a été de 795 144 piastres (dont 220436 provenant de subventions de la province, 120 507 des fonds de comté et 45420 des taxes de section).

4° et 5° Mode d'établissement de la statistique et publications. — La statistique est établie comme dans la province d'Ontario.

Tous les ans le surintendant de l'éducation publie un rapport intitulé : Annual report of the superintendent of éducation on the public schools of Nova Scotia for the year ending SV^ July. Ce rapport, publié à Halifax, est adressé par les surintendants au lieutenant-gouverneur, par l'intermédiaire du secrétaire de la province.

6'' Principaux résultats de la statistique.

Maîtres.

INSTITU-

INSTITU-

TEURS

TRICES.

ANNÉES

INSTITU-

INSTITU-

TEURS

TRICES.

Elèves.

INSCRITS

INSCRITS

FRÉQUENTATION moyenne pour

ANNÉES

pendant

pendant

pendant

100 élèves inscrits.

l'année.

l'hiver.

Tété.

L'hiver.

L'été.

Page 1