‹ L'enseignement primaire dans les pays civilisesChapitre 193 sur 219 · URUGUAY · texte numérisé non relu

URUGUAY

l)hysique, d'histoire naturelle, d'agriculture, la gymnastique, le chant. L'enseignement de la religion catholique est obligatoire, à moins que les parents ne demandent que cet enseignement ne soit pas donné à leurs enfants.

Les écoles publiques sont distinguées en urbaines (164 en 1892) et rurales (327), en écoles mixtes (371), écoles de garçons (76) et écoles de filles (44), ou, suivant le degi-é, en écoles rurales (327 dont 290 mixtes), écoles de premier degré (63 écoles mixtes), de second degré (99) et de troisième degré (2 écoles à Montevideo, 1 de garçons et 1 de filles).

Sm- les 692 bâtiments d'école, 542 étaient en pierre, 132 enterre, 18 en bois.

Les femmes sont plus nombreuses que les hommes dans l'enseignement public : 259 instituteurs et 620 institutrices.

La majorité des femmes possède le brevet du degré inférieur (326) ; la majorité des hommes exerce sans brevet (165). A Montevideo presque tous les instituteurs et institutrices (296 sur 303) ont un diplôme.

Le traitement moyeu en 1892 était de 40 pesos par mois pour les hommes et de 35 1/2 pour les femmes. 11 est en général moins élevé à Montevideo que dans les autres départements. Instituteurs et institutrices n'avaient en moyenne que 5 à 10 ans de service en

Dans renseignement privé, la majorité des maîtres appartient aux communautés religieuses : 636 sur un total de 948.

Sur les 45 933 élèves inscrits dans les écoles publiques en 1892, 26 307 appartenaient aux écoles urbaines (dont 12 322 pour Montevideo) et 19 626 aux écoles rurales. Dans la première classe ou classe inférieure, il y avait 17 441 élèves; 9 524 dans la seconde ; il y en avait seulement 788 dans la septième et 4 dans la dixième ^

Sur les 21 056 élèves des écoles privées, 17 608 appartenaient aux écoles urbaines et 3 448 seulement aux écoles rurales : 6 000 environ étaient dans des collèges, et autant dans des communautés.

3° Ressources financières. — Les dépenses de l'État pour l'instruction primaire, en 1892, se sont élevées à 658 276 pesos. Elles comprennent 348 566 pesos pour les traitements, 130433 pour les loyers, 48000 pour les commissions et inspections, 3 420 pour

1. Parmi les 45 614 parents et tuteurs des enfants, il y avait 20 824 Orientaux, 6 861 Espagnols, 7 436 Italiens, 2 467 Français, 2 204 Argentins, etc.

l'école normale des instituteurs, 39 984 pour l'établissement de l'école normale des institutrices, 31285 pour la direction générale, etc. Le directeur général calcule que la dépense moyenne par élève inscrit est de 12,06 pesos et de 16,98 par élève fréquentant.

4** et 5° Mode d'établissement de la statistique et publications. — Tous les ans la direction générale publie des tableaux de statistique relatifs à l'enseignement, mais sans les commenter par un rapport. Le dernier que nous ayons en main porte pour titre : Publicacion officiai. Estadistica escolar de la Republica oriental del Uruguay correspondente al ano de 1892. Montevideo, 1894. .

6° Principaux résultats de la statistique. — Voici les principaux résultats de la statistique que nous avons pu recueillir pour l'Uruguay :

Écoles.

ANNÉES

Page 1