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DES ÉLÈVES

ANNÉES

Écoles publiques.

Ecoles privées.

Total

Garçons.

Filles.

Total.

Garçons.

Filles.

général.

3'JIOO

De 1838 à 1855, le nombre des écoles publiques a peu changé, mais le nombre des élèves de ces écoles a augmenté de 60 p. 100 de 1830 à 1855. De 1855 à 1869, Taugmentation a été beaucoup plus considérable ; le nombre total des écoles a passé de 661 à 1 436 et celai des écoles publiques, dont les bâtiments nouveaux ont été construits sur un plan plus grand, a presque doublé ; aussi le nombre des élèves des écoles publiques a-t-il plus que doublé. Durant cette période et durant les premières années de la République, l'organisation des écoles et les méthodes d'enseignement ont été très améliorées sous la direction de M. Gréard; c'est alors que l'augmentation du personnel a permis de remplacer l'enseignement mutuel par l'enseignement direct du maître. Il y avait 129 écoles publiques avec 31 264 élèves en 1855 et 308 écoles avec 84 405 élèves en 1880. M. Marguerin, directeur de l'école Turgot, a contribué à créer le premier type des écoles primaires supérieures de la ville de Paris.

Sous la troisième République, la ville a fait de grands efforts pour développer et améliorer les moyens d'instruction et le progrès a continué. La ville a dépensé depuis vingt ans la somme considérable de 110 millions pour la construction de ses écoles. En 1894, elle avait 387 écoles publiques avec 158823 élèves, soit en moyenne 410 élèves par école ; ce sont de grandes et belles écoles ayant environ 7,3 classes et 8,7 maîtres chacune. Les 842 écoles privées avaient en 1894 en moyenne 3,1 classes, 3,5 maîtres et 107 élèves. Sur les 90287 élèves des écoles privées, il y en avait 32096 dans les écoles laïques et 58191 dans les écoles congréganistes. Il y a eu, en 1895, une légère diminution. Néamnoins, d'après le rapport d'un conseiller municipal, les écoles sont encore insuffisantes dans certains quartiers pour la population qui augmente.

Il y avait en outre, en 1894, en premier lieu, les écoles maternelles qui étaient au nombre de 198 (142 écoles publiques, 56 écoles privées) avec 59086 enfants *, en second lieu, les cours d'adultes qui n'avaient lieu que dans 58 écoles publiques et qui comptaient 5489 élèves, et les cours faits par les sociétés libres d'enseignement populaire (environ 16000 auditeurs en 1894 pour les deux associations Philotechnique et Union de la jeunesse) ; en troisième lieu, les écoles primaires supérieures au nombre de 8 (y compris le collège Ghaptal) qui avaient 4330 élèves (3 726 garçons et 604 filles) et les cours complémentaires dans les écoles primaires (à raison d'une école pour les garçons et d'une école pour

les filles par aiTondissement) ; en quatrième lieu, des écoles professionnelles et ménagères, au nombre de 12, qui réunissaient 1421 élèves. Il y avait en 1894 des ateliers de travail manuel pour le bois et le fer, ou pour le bois seulement, dans 123 écoles (surtout dans le IS** et le 20° arrondissement) ; dans toutes les écoles publiques, les filles apprennent la couture et, dans les deux dernières années, elles reçoivent des leçons de coupe ; la ville de Paris en a augmenté le nombre et vient d'ouvrir, en 1896, de nouveaux cours de travail manuel. On a donné, en 1894, des leçons de natation à 1 408 enfants.

La ville de Paris a dépensé pour l'enseignement primaire 20961287 fr. en 1890 et 25320244 fr. en 1894.

L'enseignement est sous la direction d'un directeur de l'enseignement primaire nommé par le ministre de l'instruction publique ; il y a 20 inspecteurs primaires , un par arrondissement et, en outre, depuis l'année 1897, une inspectrice dans deux arrondissements. L'enseignement est gratuit, conformément à la loi, dans toutes les écoles primaires. Il Test dans les écoles primaires supérieures, excepté pour une partie des internes à Ghaptal et à l'école J.-B. Say et pour une partie des externes de ces établissements et de l'école des filles Edgar-Quinet ; on peut se demander si l'extension de la gratuité dans ces écoles, substituée au concours pour un nombre restreint de bourses, a amélioré l'état des études. Des enfants de famille pauvre sont entretenus dans des internats privés en partie ou en totalité aux frais de la ville : le nombre de ces enfants était de 1 307 en 1894. Des cantines scolaires ont été établies dans les écoles afin de procurer à bas prix, ou même gratuitement, un repas chaud aux élèves ; non seulement les livres et fournitures de classe sont gi*atuits, mais la ville fait distribuer dans chaque école des vêtements aux enfants pauvres.

Institut des frères de la Doctrine chrétienne.

Dans l'enseignement privé des garçons, l'Institut des frères de la Doctrine chrétienne, qui occupe de beaucoup aujourd'hui la place la plus considérable, mérite une mention spéciale. Fondé à la fin du xvii^ siècle par l'abbé de La Salle, il possédait, dit-on, un millier de maîtres en 1789. Expulsé pendant la Révolution, rappelé sous l'Empire, il a fondé sous la Restauration quelques centaines

d'écoles : en 1830, il en possédait 380. Sous le régime de la loi de 1833, il tenait des écoles publiques en même temps que des écoles privées. Le régime de la loi de 1850 a été favorable à son développement dans l'enseignement public, et le nombre de ses écoles communales s'est élevé à 999 en 1878. La loi du 30 octobre 1886 ayant rendu l'enseignement laïque, l'Institut ne possède plus en France depuis 1891 que des écoles privées, mais le nombre de ces écoles s'est élevé de 347 en 1878 à 1287 en 1894. Le nombre total des élèves inscrits dans ses écoles publiques et dans ses écoles privées réunies n'a pas en somme progressé : il atteignait 261 457 à la fin de l'Empire et il était de 213 001 en décembre 1894.

L'Institut a organisé des cours d'adultes qui ont réuni en 1869 jusqu'à 47 753 élèves et qui en comptaient 2325 en 1894. Il possède, en outre, les écoles professionnelles de l'CEuvre de Saint-Nicolas (rue de Yaugirard, à Issy, à Igny) pour l'éducation générale et technique de jeunes gens de la classe ouvrière, des pensionnats où l'instruction est profeesionnelle, agricole, industrielle ou commerciale, mais qui n'appartiennent pas à la catégorie des établissements primaires, 21 écoles normales en France (et, en outre, 10 hors de France) pour former ses maîtres et plusieurs cours normaux pour préparer des instituteurs laïques.

Tableau des écoles, maîtres et élèves de l'Institut des Frères des écoles chrétiennes.

ASNEKS.

KCOLiBS PRIMAIRES

publiques.

ÉLÈVES

de»

cours

d'adultes.

En France.

31 décembre 1894.

Pour la France et Tétranger réunis.

1. On peut ajouter à ces adultes 36 494 jeunes gens régulièrement réunis toutes les semaines principalement en vue d« 1 instruction religieuse.

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