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I.'ENSKIGNEMENÏ PRIMVIRE. l

2 l'enseignement PRIiMAIRE DANS LES PAYS CIVILISÉS.

en 1833, pour la première fois, une somme (20000 £) pour venir en aide à la construction d'écoles. En 1839, un Spécial Commiltee of tlie privy Council on Education fut institué pour surveiller la distribution des subventions aux écoles et des inspecteurs furent nommés à cet effet. A partir de 1839, des écoles normales furent fondées et le Council, qui depuis 1856 a eu un vice-président, sorte de ministre, les aida par des subventions, grants. C'est en 1846 que ces subventions ont commencé à être données, non plus seulement pour des constructions, mais pour augmenter le traitement des maîtres, et en 1847 que les écoles catholiques ont été admises a en bénéficier. A partir de 1853, les primes, grants, qui ont augmenté avec le temps, ont été calculées d'après le nombre des élèves fréquentant l'école -, le montant de la subvention s'élevait environ au tiers ou à la moitié des dépenses de l'école ; les écoles pauvres se trouvaient être ainsi les moins favorisées. En 1857, une Conférence tenue à Londres sous la présidence du prince Albert, étudia la question de la fréquentation, chercha les moyens de remédier au peu d'assiduité des élèves et exerça sur cette matière une notable influence. Le Bevised code du 29 juillet 1861 renforça l'inspection et, en 1862, sur la proposition de M. Lowe, le Département de l'éducation commença à régler le taux des primes sur les résultats obtenus dans les examens.

\jElementary éducation act du 9 août 1870, dû à M. Forster, est la première loi qui ait réglé l'instruction primaire en Angleterre . Elle a été complétée par VElementarij éducation act du 5 août 1873, et amendée par l'acte du 15 août 1876 qui régit aujourd'hui la matière en Angleterre et dans le Pays de Galles ; elle est complétée chaque année par VAnnval code que publie le Département de l'éducation.

La loi de 1870 a transformé le Comité d'éducation en Education department qui est chargé de l'exécution des lois relatives à l'enseignement primaire. A la suite des lois du 11 août 1879, du 26 août 1880, du 31 juillet 1885 et des rapports publiés de 1886 à 1888 par une commission nommée par la Reine pour étudier les résultats des lois sur l'éducation, un nouveau Cof/e, rédigé en 1890, a introduit d'importantes modifications dans le système d'éducation ; le 1" septembre 1891 a été promulguée la loi du 5 août 1891 (54 et 55 Vict. C. 56), promettant une subvention pour remplacer en totalité ou en partie la rémunération scolaire dans les écoles soumises à l'inspection qui voudront profiter de cette faveur. Cette

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loi a été complétée par celle du 22 septembre 1893 et par le code de 1895.

2° État légal et organisation administrative. — En vertu de l'acte de 1870, modifié par les actes de 1873, 1874, 1876, etc., le Parlement doit voter tous les ans une subvention pour assurer l'instruction primaire à tous les enfants qui ne la recevraient pas autrement. Les fonds de la subvention sont administrés par V Education department, qui les emploie en primes, grants, aux écoles élémentaires, à condition que le prix d'écolage n'excède pas 9 pence par semaine, qu'elles n'aient pas un caractère confessionnel exclusif et qu'elles se soumettent à l'inspection de l'État. Les grants ^ qui datent de 1833 et dont le montant a beaucoup augmenté avec les années, sont accordés proportionnellement au nombre des élèves, à leur assiduité et à leurs progrès. Le Département de l'éducation, désigné ordinairement encore sous le nom de Committee of Council on éducation, est composé de lords du Conseil privé, présidé par le lord président du Conseil privé et par un vice-président qui est membre du Conseil privé et qui représente le Département dans la Chambre des communes. Tous les ans le Département prépare un Code pour le règlement des écoles qu'il soumet au Parlement ; il juge les affaires contentieuses relatives aux écoles.

Chaque bourg ou paroisse civile forme un School district, à moins qu'il n'existe une autre organisation créée antérieurement. Londres aune administration spéciale ; quelquefois plusieurs districts sont réunis en United school district.

Chaque district peut, s'il n'y a pas dans le district le nombre d'écoles requis par le Département de l'éducation, élire un School board qui fait les règlements scolaires et qui, d'après l'acte de 1870, avait le droit d'obliger, sous peine d'amende, les parents à envoyer à l'école leurs enfants (de 5 à 13 ans). L'acte de 1876 (acte de lord Saudon) a rendu cette obligation générale; il Ta fixée de 5 à 14 ans, mais en même temps il l'a limitée aux éléments de la lecture, de l'écriture et de l'arithmétique, et en outre au dessin pour les garçons et à la couture pour les filles. La loi interdit aux patrons de prendre à leur service des enfants qui n'auraient pas le certificat de labour pass et donne le droit d'arrêter les enfantsvagabonds et de les envoyer dans les Industrial schools. D'autrepart, la loi du 26 août 1880 (acte de M. Mundella) a ordonné aux autorités scolaires de publier des règlements sur l'obligation et les a autorisées à contraindre directement les parents à envoyer leurs

enfants à l'école. Toutefois, un enfant de plus de dix ans qui a obtenu son certificat pour les quatre premiers degrés ne pouvait pas (jusqu'en 1890 du moins) être tenu d'aller à l'école *, il pouvait en être dispensé dès l'âge de huit ans par les autorités locales.

Depuis la loi du 22 septembre 1893, l'enfant ne peut pas être employé avant l'âge de onze ans, ni même de quatorze ans s'il n'a pas de certificat d'école.

La loi n'exempte de l'écolage que les enfants dont les parents sont reconnus incapables de payer. Mais le School board ou, s'il y a une école libre, les administrateurs peuvent déclarer l'enseignement gratuit, et la subvention de 10 schellings par élève (calculée sur la fréquentation moyenne) accordée à C9rtaines conditions à partir de 1891 a rendu en réalité l'instruction primaire à peu près entièrement gratuite en Angleterre et dans le pays de Galles.

Le nombre des écoles gratuites et celui des élèves non payants augmentent rapidement, lit-on dans le rapport de 1894-1895, et respectivement ceux des écoles payantes et des élèves payants diminuent. Sur 19 709 écoles inspectées en août 1894, 16289 étaient gratuites, tandis qu'il n'y en avait que 15 914 l'année précédente, et d'une année à l'autre il y a eu 140000 élèves non payants de plus. Le nombre des écoles qui refusaient l'indemnité de gi-atuité était tombé de 132 à 117.

Le nombre des classes departments dans les 19 709 éco^.es était de 30033.

Les membres des School boards sont élus au nombrâ de cinq à quinze pour trois ans par les personnes, hommes et femmes, qui paient la taxe scolaire*; les femmes sont éligibles. Les Boards lèvent les taxes et peuvent en imposer. Ils peuvent fonder, de leur piopre autorité, des écoles dans les localités où elles font défaut. Le gouvernement peut dissoudre les School boards qui ne remplissent pas leurs fonctions.

Quand il n'y a pas de School board, la surveillance des écoles peut être confiée aux autorités municipales. Au mois d'avril 1890, le nombre des School boards ponr l'Angleterre et le Pays de Galles était de 2 274, dont 1 à Londres, 162 dans des bourgs et 2 111 dans des unions de paroiss3S ; la population de ces districts était alors de 16 481000 âmes.

1. Le vote peut élre cumulatif, c'est-à-dire que l'élecleur peut porter plusieurs fois le même nom sur son billet jusqu'à la limite du nombre des membres à élire.

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Ail 1" avril 1895, ce nombre s'élevait à 2 452, régissant une population de 18 millions 1/2 d'âmes. Là où il n'y a pas de School hoard il y a au moins un comité, désigné sous le nom de School attendance Committee, qui veille à ce que tous les enfants aillent à l'école. (Il y avait en 1895 771 School attendance Committees .)

Il y a deux espèces d'écoles primaires : les Yoluntary schools, qui peuvent être reconnues comme Public elementary schools à condition de respecter la liberté de conscience des enfants (l'enseignement religieux devant être donné avant ou après la classe) et qui forment à peu près les trois quarts du total des écoles inspectées, et les Board schools, fondées par les bureaux, dans lesquelles l'enseignement religieux est donné sans avoir un caractère confessionnel et qui forment l'autre quart. Les écoles volontaires ne sont pas placées sous l'autorité directe des hoanls ; elles sont administrées par des comités particuliers de managers ; elles peuvent avoir et ont pour la plupart un enseignement religieux confessionnel, mais elles n'ont droit aux subventions que si cet enseignement n'est pas confondu avec l'enseignement primaire.

La statistique ne tient compte que de celles qui se soumettent à l'inspection et reçoivent des subventions du Département. Les Board schools, qui se distinguent souvent par une organisation meilleure, ne doivent pas être créées non plus que les School boards là où il existe un nombre suffisant d'écoles volontaires soumises à l'inspection.

Les principales corporations qui donnent l'instruction sont placées à des points de vue divers ; ainsi les écoles de la National Society ont un caractère religieux inspiré par la doctrine de l'Église d'Angleterre, tandis que les écoles des School boards n'ont pas le caractère confessionnel, mais s'inspirent pour la plupart de l'esprit religieux du christianisme et admettent la lecture de la Bible par l'instituteur \

La question de la sécularisation de l'enseignement primaire est agitée en Angleterre, comme dans d'autres pays ; de l'état actuel il résulte une émulation qui n'est pas sans profit pour le développement de l'instruction.

En Angleterre, le nombre des enfants en âge de suivre l'école était en 1890 de 5 539285; le nombre des enfants qui, la même

1. Il n'y a que quelques districts, comme celui de Birmingham, où le système de la neutralité complète en matière religieuse soit adopté.

année, ont pris part à l'examen a été de 4 341 364 et la fréquentation moyenne dans les écoles inspectées a été de 3 717 917.

En 1894, le nombre des enfants d'âge scolaire était d'environ 6838000; il y avait 5198 741 élèves inscrits^ dans les écoles et la fréquentation moyenne dans les écoles inspectées s'élevait à 4225834^ dont 2448037 dans les écoles libres, 1777 797 dans les School boards.

Plus des 3/5 des élèves étaient âgés de 7 à 13 ans ; plus de 1/5 avaient moins de 7 ans ; il n'y en avait que 47 000 au-dessus de 14 ans .

On voit que le nombre des élèves inscrits et surtout celui des élèves fréquentant l'école ont beaucoup augmenté depuis les réformes de 1890 : l'augmentation qu'ils présentent est relativement plus forte que celle du nombre des enfants d'âge scolaire. La fréquentation moyenne, qui n'était que de 77 p. 100 des élèves inscrits en 1892, a atteint 81 en 1894 et les élèves les plus âgés sont ceux qui viennent le plus régulièrement.

Les matières obligatoires de l'enseignement primaire sont la lecture, l'écriture, l'arithmétique et, en outre, le dessin pour les garçons et les travaux à l'aiguille pour les filles. Ces matières sont divisées en sept degrés standards [le septième a été introduit en 1882], les élèves passent chaque année leur examen sur une matière : ce qui assigne une durée de sept ans à la période scolaire. Les matières facultatives (sur lesquelles portent aussi les examens) sont le chant, la lecture de morceaux de littérature, la géographie, les éléments des sciences, et même l'algèbre, le français, l'allemand, l'économie domestique, la cuisine, etc.

Avoir passé l'examen du quatrième standard est considéré comme le minimum d'instruction qui permette à l'enfant de quitter l'école. Mais les quatre premiers examens ne portent que sur des matières de pure mémoire et les enfants passent le quatrième vers dix ans ; après quoi les deux tiers cessent de fréquenter l'école.

La loi de 1893 a porté de 10 à 11 ans l'âge auquel les enfants peuvent être dispensés de suivre l'école.

Au nombre des écoles qui reçoivent des subventions du Département, il y a aussi des écoles enfantines.

Les maîtres sont nommés et payés par le School board dans les écoles qui relèvent de lui et parles managers, administrateurs, dans

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