‹ L'enseignement primaire dans les pays civilisesChapitre 71 sur 219 · II. — Finlande · texte numérisé non relu

II. — Finlande

V Historique. — L'instruction populaire en Finlande date du premier siècle après la réformation. L'église luthérienne introduisit de bonne heure l'ohligation pour tons les enfants d'apprendre à lire, car la connaissance de la lecture était une condition indispensable pour être admis à la communion, se marier et exercer des droits civiques. La fondation des écoles fixes faisait pourtant de lents progrès, surtout dans les communes rurales, et Tinstruction qui, pour la plupart des enfants du peuple, était donnée à domicile ou dans les écoles ambulatoires, se bornait au petit catéchisme de Luther et à l'abrégé de l'histoire sainte.

C'est en 1858 seulement qu'une ordonnance impériale engagea les communes rurales à établir des écoles fixes et leur assura l'appui financier du gouvernement. Le premier séminaire destiné à préparer des instituteurs et des institutrices pour les écoles primaires supérieures fut fondé en 1863. Maintenant il en existe quatre, savoir : deux séminaires doubles, c'est-à-dire chacun avec une division masculine et une division féminine, un séminaire pour les instituteurs seuls et un autre pour les institutrices. L'enseignement primaire a été définitivement organisé par la loi de 1866.

2" État légal et organisation administrative. — Chaque ville est tenue d'établir et d'entretenir autant d'écoles primaires qu'il en faut pour pourvoir à l'instruction de tous les enfants de 7 à 14 ans qui ne reçoivent pas l'instruction chez eux ou dans d'autres écoles. Les villes doivent en outre entretenir des écoles destinées à des élèves plus âgés dont l'instruction première a été négligée. Les écoles primaires des villes sont divisées en inférieures et supérieures, les premières pour les enfants de 6 à 10 ans, les autres pour ceux de 10 à 14 ans. Les villes reçoivent de l'État, pour leurs écoles, une subvention annuelle, qui ne doit pas dépasser 25 p. 100 des dépenses totales.

Dans les communes rurales, la première instruction est confiée aux familles, comme par le passé, mais avec l'obligation pour les communes de veiller à ce que les enfants qui, pour quelque motif, ne peuvent pas recevoir l'instruction chez eux, fréquentent une école fixe ou ambulante. Les communes qui établissent une école fixe reçoivent de l'État une subvention annuelle de 800 marcs

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