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cration d’un dévouement inaltérable aux intérêts de l'Eglise et de l'éducation en ce pays ? (1)

Les écoles normales du Bas-Canada ont toujours eu des protecteurs haut placés. Personne n'ignore que Son Eminence le cardinal Taschereau porte un très grand intérêt à ces écoles. L'extrait d’une de ses lettres, que nous citons ci-dessus, le démontre clairement. En effet, lorsqu’en 1881, Son Eminence, alors ‘le passage à Rome, y faisait connaître notre système d'éducation, il mettait en évidence nos écoles normales, qui forment une des parties importantes de ce système. Il y a denx ans, Son Eminence, nouvellement revêtu de la pourpre romaine, assistait à la distribation des prix et des diplômes de l’école normale Laval. C'était la première année depuis son élévation à la dignité archiépiscopale que Son Eminence se trouvait à Québec, à la date de la distribution des prix. Elle était heureuse de profiter de cette circonstance pour donner une preuve de la bienveillance qu’Elle veut accorder à l’école normale Laval.

L'honorable Gédéon Ouimet est tout dévoué aux écoles normales. Depuis qu'il occupe la position de surintendant de l'éducation, il n’a jamais

M Depuis cette date l’hon. H. Mercier, premier ministre de la proviace de Québec, « reçu du Pape Léon XIIT la très haute dis- <inction de Grand-Croix de l'Ordre St-Grégoire Le Grand,

cessé de promouvoir les intérêts de ces maisons. Il n'y a pas un élève des écoles normales qui ne se rappelle les paroles encourageantes qu'il leur adresse chaque année, à la distribution des prix. Les normaliens qui ont eu besoin des avis de M, le surintendant ont trouvé en lui un conseiller bienveillant et éclairé.

Mgr Langevin mérite une place d'honneur parmi les protecteurs des écoles normales. Au temps où il était l’âme dirigeante de l'une de ces maisons, l'éminent prélat comprit combien était nécessaire l'existence de ces établissements et il est toujours resté sincèrement attaché à cette pépinière féconde d'instituteurs chrétiens et éclairés.

L'hon. P. J, O. Chauveau, le père des écoles normales, veille encore avec un soin tout paternel sur ses chères maisons.

C'est par l'instruction que les peuples s'élèvent, Elle est un des agents les plus actifs dans l'ordre matériel, intellectuel et moral. Les écoles normales concourent uniquement vers ce but :

‘“ Rendre le peuple meilleur !” tel est leur devise; ‘“ Religion, Science et Progrès,” tel est leur programme. Devise noble et patriotique. Programme large et digne de la grande cause de l'instraction populaire !

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Ne l’oublions pas, il n'y a que les peuples.

qui s'instruisent qui soient forts, qui grandissent, qui prospèrent. Les nations qui ne sont pas instruites marchent à la remorque des autres. Elles jouent un rôle inférieur. Plus peut-être que tout autre peuple, la nationalité canadienne-française a besoin de l'éducation. Isolés comme nous le sommes sur cette terre immense du Nouveau-Monde, entourés de tous côtés de races saxonnes, nous avons besoin de fortifier les études, de répandre la saine instruction, de vulgariser la science afin de conserver, et d'augmenter notre prestige, d'acquérir cette force morale qui concilie au plus faible le respect et l'admiration du plus fort.

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