Cf. H. Michel, Uldée de l* État y p
en deux mots : « Éclairer la raison, qui doit être Tunique maîtresse de la volonté : développer, fortifier la volonté qui, sous rimpulsion de la raison, doit se rendre maîtresse des obstacles ^ » Il trouve même une formule frappante, pour définir le vrai principe de la doctrine libérale. « La loi suprême de l'éducation », dit-il, est d'apprendre à Tenfant « à être soi-même, à user de sa liberté, à porter sa responsabilité * ». — Il est enfin dans le véritable esprit de la doctrine libérale lorsqu'il proteste contre la tyrannie des examens, qui détournent l'éducation de son véritable but et dont la conséquence est « l'invention d'un art de préparer aux examens, qui se substitue à l'art d'enseigner la science' ».
Toutefois, les principes une fois posés, — et il s'est contenté de les poser, sans les méditer assez, ni en exprimer toute la substance — il se hâte vers les questions d'organisation. Une coalition d'intérêts politiques prétendait arracher à l'Université le monopole de la collation des grades. J. Simon institue sur ce point une longue discussion*. Les utilitaires avaient mené grand bruit autour de l'éducation physique, négligée jusqu'alors par la pédagogie libérale. J. Simon rivalise de zèle avec ses adversaires, tente de les vaincre sur leur propre terrain, réclame la diminution des heures d'études, l'introduction d'exercices physiques de toute nature, l'amélioration des locaux, etc. *.
Mais, à se laisser ainsi absorber par des soucis de polémique, on court le risque d'être entraîné par l'ennemi
1. J. Simon, La Réforme de V Enseignement secondaire^ 1874, p. 5.