‹ L'enseignement secondaire et la démocratieChapitre 48 sur 94 · Ibid.^ p · texte numérisé non relu

Ibid.^ p

plus substantielles, plus appuyées aux principes. D'autre part, défenseur, en politique, des idées libérales, il semblait mieux préparé que quiconque à les défendre aussi en pédagogie. Entre le libéralisme politique et le libéralisme pédagogique, les affinités sont nombreuses et étroites. C'est en vain toutefois que Ton chercherait, dans la Réforme de V Enseignement secondaire^ une exposition ferme de la doctrine libérale. On a dit que Técole libérale, sous TEmpire, avait été amenée par les circonstances politiques à faire « surtout la théorie de la résistance au despotisme , despotisme démocratique ou despotisme césarien », et que sa doctrine reflète cette « disposition négative * ». C'est également pour des raisons historiques, croyons-nous, que la pédagogie libérale se présente chez J. Simon sous une forme amoindrie et comme rétrécie. La rivalité naissante entre l'Enseignement spécial et l'Enseignement classique, le sourd malaise qui travaillait déjà celui-ci, l'état de l'opinion, enfin, qui s'engouait alors d'un nouvel idéal d'éducation, emprunté à nos vainqueurs de la veille, — toutes ces circonstances rendent compte de l'importance que prennent, aux yeux de J. Simon, les problèmes pratiques, et de l'esprit conciliant des solutions qu'il en donne. Elles expliquent aussi l'insuffisance, surprenante chez un philosophe, de la doctrine proprement dite. Sans doute J. Simon ne néglige pas de remonter aux principes. Il se réclame des grands patrons de l'éducation libérale, de ceux qui en ont posé les fondements, de Platon, de Montaigne, de Descartes, de Rousseau. Après eux, il déclare que le but de l'éducation peut se résumer

Page 1