Ibid,y p
reconnaît Targument des utilitaires. Enfin, comme Tintroduction de toute matière nouvelle dans des programmes déjà remplis doit se payer au prix de suppressions correspondantes, il faut sacrifier les vers latins, diminuer le nombre des thèmes et des devoirs écrits. La seule raison, d'ailleurs, de ces suppressions, c'est que, « si on ne les accepte pas, il faudra renoncer aux langues vivantes et à la géograpl^ie* ».
On pourrait multiplier les exemples. Ceux-ci suffisent pour mettre en lumière le caractère tout empirique des réformes proposées par le pédagogue, et, malheureusement, réalisées par le ministre de Tlnstruction publique. Elles ne sont pas, ces réformes,^ les applications logiques d'un principe nettement choisi et fermement maintenu, mais les expédients ou, si le mot paraît trop fort, les habiletés d'un libéral aux abois, délogé de ses positions et réduit, pour se défendre, à prendre des armes de toutes mains. Avec J. Simon, la pédagogie libérale se détache de ses principes ; et l'on ne voit pas ce qu'elle y a gagné, mais on voit bien ce qu'elle y a perdu, c'est-à-dire la solidité avec la cohésion.
Nous aimerions à nous arrêter quelque temps sur des livres de valeur, tels que ceux de MM. Bréal *, A. Dupuy ', Maneuvrier *, etc., et à y puiser les excellents conseils qu'ils renferment en abondance. Mais ce que nous cherchons en ce moment, ce ne sont pas des conseils d'ordre pratique, si excellents soient-ils, c'est une théorie géné-
1. J. Simon, La Réforme de l'Enseignement secondaire, 1874, p. 315.