‹ L'enseignement secondaire et la démocratieChapitre 54 sur 94 · Quelques mots sur l'Instruction publique en France · texte numérisé non relu

Quelques mots sur l'Instruction publique en France

3. VÉtat et V Université, ou la vraie réforme de V Enseignement secondaire,

4. L'Éducation de la bourgeoisie sous la troisième République,

i64 L'ENSEIGNEMENT SECONDAIRE ET LA DÉMOCRATIE

raie d'éducation, c'est la moelle, pour ainsi dire, de la pédagogie libérale. Et les considérations théoriques, dans les ouvrages que nous venons de citer, sont ou absentes ou jetées en passant.

Nous aurions plus à prendre dans les écrits de Marion. Nul n'a mieux compris ce qu'est le libéralisme pédagogique, nul ne l'a fait mieux comprendre ou plutôt mieux sentir. Nul enfin n'a mieux parlé que l'auteur de VÉdiication dans VUniversité de cet esprit libéral « qui, dans l'éducation, consiste à prendre pour fin et pour moyen, au lieu du mécanisme, qui fait des automates, la liberté, qui fait les hommes* ». Mais Marion, moraliste plus encore que professeur, était attiré par les problèmes d'éducation proprement dite plus que par ceux de l'enseignement *. Et, d'autre part, s'il est vrai que son livre est inspiré par la plus pure doctrine libérale, il ne contient point cependant d'exposé de cette doctrine. L'esprit libéral y circule, à la façon d'un souffle qui fait bruire et frémir toutes les feuilles, sans qu'on puisse nulle part le voir ni le saisir.

L'éducation libérale a trouvé en M. Fouillée^ le plus ardent en môme temps que le plus subtil de ses défenseurs. M. Fouillée l'a bieii vu : ce qui fait la faiblesse de la doctrine libérale, c'est qu'il lui manque un fondement philosophique, et il a tenté de le lui donner. Tous les malentendus, toutes les controverses soulevés autour des questions d'enseignement proviennent, dit-il, « de

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