Marion, VÉducaiion dans VUniversité.,^, xxiii
2. Il n'a consacré à renseignement que les deux derniers chapitres de son livre.
3. Fouillée, L'Enseignement au point de vue national, 1891. — Les Études classiques et la démocratie, 1898.
LA. PÉDAGOGIE LIBÉRALE 16b
ce qu'on ne s'élève pas à un point de vue assez général * ». L'important est donc « d'établir des principes », de fixer avec précision le but de l'éducation. De la solution de ce problème tout le reste découle par voie de conséquence. Quel est donc le but dernier de l'éducation? C'est, répond M. Fouillée, « d'assurer le développement de la nationalité, de la Patrie ' ». « Il faut qu'il y ait en chacun de nous un citoyen animé de « l'esprit public », toujours prêt à mettre l'intérêt de la Patrie au-dessus de ses intérêts personnels, de ses travaux propres, de son industrie, de son commerce, de ses propres richesses ^ ». La thèse, on le voit, est nette. L'éducation doit former des citoyens. Nous sommes en présence d'une théorie M socialiste » de l'éducation.
M. Fouillée ne laisse d'ailleurs subsister aucun doute sur sa pensée. Sa théorie « socialiste » de l'éducation est déduite formellement d'une conception réaliste de la société. « La nation, dit-il, est un organisme doué d'une certaine conscience collective, quoique non concentrée en un moi *. » De cet organisme chaque citoyen est une
1. Fouillée, L'Enseignement au point de vue national, Intr,, p. v.