Ibid.y Intt\, p. x
Ces considérations générales posées, M. Fouillée en déduit les conséquences relatives à l'organisation de TEnseignement secondaire, c'est-à-dire aux programmes et aux méthodes. « C'est sur l'évolution nationale... qu'il faut se régler dans le choix des objets d'études *. » Seules, ces matières doivent entrer dans les programmes, qui sont « en harmonie avec l'esprit même de la nation, avec ses habitudes et ses. aptitudes, avec son histoire, avec les traditions mêmes de son éducation, de sa langue, de sa littérature et de ses arts; bref, avec toutes les formes et les conditions essentielles de l'évolution nationale ^ ».
Quelles sont ces traditions nationales, quel est le génie de la France? « La France s'enorgueillit d'être par excellence le foyer des idées proprement humaines et des sentiments humains : elle est le pays de V « humanité » au sens large où le xviii* siècle prenait ce mot. Sa littérature et son art classiques sont une littérature et un art d'expansion tout humaine et universelle; enfin, au point de vue de l'éducation, elle est le pays classique par excellence, le pays des humanités ». « Le premier devoir de tout gouvernement français est de maintenir, dans l'éducation, l'honneur littéraire et artistique de la France, en même temps que sa foi à une morale et à une philosophie profondément humaines' ». Ainsi se justifient les études classiques, et particulièrement les études latines, en faveur desquelles M. Fouillée se prononce énergiquement. Elles ne sont pas, ces études, « un
1. Fouillée, L* Enseignement au point de vue natioîial, p. 118.