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simple préjugé », elles ont une raison d'être « vraiment philosophique en même temps que patriotique * ».
Ainsi se justifient également les réformes que M. Fouillée veut introduire dans l'enseignement des sciences et qui tendent à faire des sciences de véritables « humanités ». Par les mêmes raisons enfin se légitime Tintroduction, réclamée par M. Fouillée, des sciences vraiment « humaines », de celles qui étudient Thomme, la société et les grandes lois de l'univers, c'est-à-dire dçs sciences morales, sociales, esthétiques, et, en un mot, philosophiques.
Nous pourrions suivre jusque dans le détail l'analyse des vues pédagogiques de M. Fouillée; nous y constaterions que, fidèle à ce « point de vue national » qu'il a choisi, c'est toujours au nom des intérêts de la nation et de la race françaises qu'il critique l'institution existante, propose des réformes, réorganise sur un plan nouveau l'Enseignement secondaire.
Nous ne méconnaissons certes pas l'intérêt ni la valeur de ce point de vue. Mais nous ne croyons pas que la doctrine libérale gagne, à s'y placer, un profit certain. Est-ce, en effet, avoir beaucoup fortifié une doctrine que de l'avoir rendue solidaire d'une autre doctrine contestable et, à tout le moins, indémontrée? Cette thèse de Vorganisme social, à laquelle M. Fouillée suspend toute sa pédagogie, prête à de graves objections et n'est pas de celles qui peuvent être universellement acceptées. M. Fouillée l'accepte et il a ses raisons, mais des raisons qu'il ne réussit pas à nous faire admettre, parce qu'elles ne sont pas décisives. Et