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L'Entente, la Grèce & la Bulgarie; notes d'histoire et souvenirs

Il est rare dans la çie de pouvoir faire exactement ce que Ion ikut, J^ étais —le ministre de Russie Demidoff m'avait donné h Athènes l occasion d'exprimer très nettement cette intention devant mes collègues alliés — bien décidé à ne pas publier de mémoires. Et voilà que f écris, non des mémoires il est vrai, mais plutôt un mémoire.

Si je ne dis pas encore tout ce que Je pourrais dire, ce que je dis est exact et, en^ attendant le moment d'être corroboré par des citations, suffira» Je le pense, à établir les faits.

Heureux strui-Je si on voulait bien reconr^aitre que n'ont pas jété vains mes efforts pour doter surtout d'une utilité générale ce travail imposé par une nécessité de défense individuelle.

Ce n'est pas, en effet, en taisant les fautes commises quon les empêchera de se renouveler. Ce n'est pas en englobant les^ responsables de ces fautes dans des éloges collectifs à Jet continu et en écartant les clairvoyants, qu'on nous préservera de nouvelles erreurs* Ce n'est pas en maintenant soigneusement ^ dans l'ombre leurs mauvaises conséquences, qu'on modifiera certaines tournures d'esprit dont nous avons eu trop à souffrir . At, Llqyd George n'a pas hésité à le déclarer à Ick Chambrer des communes le ig novembre igij, il y \a des choses désa^ gréables qu'il est nécessaire de dire,

•Fait à l'aide des notes en ma possession et de souvenirs rédigés peu après mon retour, complété au fur et à mesure de» renseignements et des événements, ce travail embrasse plus de dix années de V histoire de Grèce en particulier, d'octobre igoS à août ïgig.

Dès les débuts du ministère Clemenceau, V auteur croyant

d AVAP^T-PROPOS

au retour de la liberté d'écrire, cet ouvrage était imprimé et, le 2 j Janvier igiS, remis à la censure.

Celle-ci exprima Vaviaqu^unequarantaine de pages devaienJt être étudiées et transmit le volume au ministère des Affaires étrangères* M, Pichon dont les goûts napoléoniens se sont développés avec Vdge, fit d'autant plus volontiers acte d'auto* rite qu'il devenait ainsi le prolecteur — et le protégé — des gert9 de la carrière ; il interdit la publication,

La liberté d'antan nous ayant enfin été rendue, je publie V ouvrage tel, sauf quelques corrections^ qu'il était avant son enchaînement.

Octobre 1919.

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NOTES D'fflSTOIRE ET SOUVENIRS

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