CHAPITRE PREMIER Lb i4 Juillet et la Cour
La préméditation austrd^boche. — Mon discours. — La cour finit par s*excuser. — Les princes préfèrent être mufles .
Ministre de France ça Grèce depuis cinq ans, j'étais « en juin et juillet 1914» à Athènes que la plupart de mes collègues, notamment les ministres de Grande-Bretagne, de Russie et d'Allemagne, avaient déjà quittée; ma famille était partie et j'attendais Tautorisation dcv la rejoindre. Suivant son habitude, le bureau du personnel ne se pressait pas de répondre à ma demande : par ce manque de complaisance, il af&rme son autorité.
Je prenais mes repas au cercle où la conversation rou« lait surtout sur les vacances. Or, le ministre d*Autriche-
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lO PREMIERE PARTIE
Hongrie» M. Szilassy,et son attaché militaire, qui avaient obtenu avant moi leur congé,retenu leurs places et accompli la formalité de la visite au roi, venaient, après le double assassinat de Sei*ajevo le 28 juin, d'être invités à ajourner leur voyage, lorsque, enfin autorisé à m'absenter, je pus annoncer mon départ pour le 19.
— Hâtez-vous, monsieur le ministre, me dît alors en souriant le colonel Tanczos, attaché militaire austrohongrois, depuis général et le premier ministre des Affaires extérieures de l'archiduc Joseph, le 7 août 1919; sinon', vous ne pourriez peut-être plus partir. ' Le lendemain ouïe surlendemain, il me répéta avec uno certaine insistance de me hâter; aussi lui répliquai-je que, s'il prévoyait des complications par suite de l'élaboration à Vienne de quelque démarche contre la Serbie, son gouvernement aurait tort d'aller trop loin-; malgré le^ plus grand esprit de conciliation, il y avait des choses qui ne pourraient être admises. 11 ne répondit; rien sur-ce point et me parla de ce que contenait la feuille de Tagencé télégraphique affichée. -
Je m'embarquai le 19 juillet; arrivé à Paris" dans la soirée du 23 et n'ayant pasTintention d'y séjourner, je me rendis au ministère dès le lendemain matin.
Je demandai si le directeur politique était visible* - M. de Margerie, m'apprit-on, avait accompagné le ministre . en Russie; mais son suppléant, M. Berthelôt, était là et pourrait me recevoir ; il venait de descendre [et ne serait sans doute pas longtemps absent, car il n'avait rien dit^
Ce fut plus long qu'on ne me l'avait-^lonné a entendre, et j'étais sur le point de in'en aller quand M. Berthelôt remonta : il avait assisté M . Bienvenu Martin, "à Tocca-;^ sion de la' visite de l'ambassadeur d'Autriche-Hotigri'é