I. Le Temps du 18 juin 1917, a* page, 2' col
Voici ce qu'on apprenait un peu plus tard par un télégramme d'Athènes (Le Temps du 22 août 1917, 4* page, 4' coi.):
« La Patris rapporte le fait suivant :
» Lorsque, en septembre 1915, M. Zaïmis prit le pouvoir, le service du ministère des Affaires étrangères s'empressa de luiprésenter, pour élude, le texte du traité gréco-serbe dont M. Zaïmis refusa pourtant de prendre connaissance, objectant qu'il assumait le pouvoir avec un mandat déterminé et que, s'il prenait connaissance du traité, il pourrait être amené à en conclure que la Grèce avait des obligations à remplir, ce qui était inconciliable avec son mandat. »
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tueuse qu'elles inspirèrent à des gens avant tout soucieux de se ranger du côté du manche, Tordre ne fut pas troublé. Aussi pouvait-on commencer à retirer les troupes alliées et à remettre l'administration entière sous le seul contrôle des autorités grecques.
L'œuvre du haut commissaire était accomplie. Ce qu'il y avait à faire avait été fait vite et bien. Les sombres pronostics de quelques politiques qui, par affectation de sagesse, mais avec le désir inavoué de sauver encore une fois Constantin, avaient déconseillé la salutaire opération, leur restèrent pour compte.
Avant le départ de M. Jonnart, dans un dîner offert, le 5 juillet, par le nouveau gouvernement, M. Veniselos, tout en proclamant : « La reconnaissance de tous les Hellènes va, depuis un siècle, indistinctement aux trois puissances protectrices », tint à constater qu' « elle a toujours eu jSour la France une nuance de particulière affection » (i).
Après quelques hésitations suscitées sans doute par les familiers de Tancienne cour, le roi avait signé le décret convoquant pour le 25 juillet la Chambre illégalement dissoute.
Le rapport justificatif rédigé, sur la demande du roi, par le président du conseil à l'appui de ce décret, et publié par la Hestia, est un document historique de premier ordre. C'est à la fois un réquisitoire écrasant contre le roi Constantin, contre ceux qui furent ses instruments plus ou moins actifs, et contre ses protecteurs plus ou moins masqués. C'est aussi un clair aperçu des conceptions et du caractère de son auteur dont de prétentieuses