‹ L'Entente, la Grèce & la Bulgarie; notes d'histoire et souvenirsChapitre 114 sur 116 · I. Le Petit Parisien du i5 juillet 1^7» S' page» 4* c · texte numérisé non relu

I. Le Petit Parisien du i5 juillet 1^7» S' page» 4* c

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session parlementaire, à s'expliquer sur TBpire du nord que les Italiens considèrent généralemetit — à tort d'ailleurs — comme l'Albanie du sud et qu'ils ont placée, je l'ai déjà indiqué, sous leur protection.

La conférence de Paris des 26 et 26 juillet avait « réglé politiquement la situation nouvelle créée dans les Balkans par 4/d revirement de la Grèce à la suite du retour de M. Veniselos »; mais « toute demande de revision des ti'aités entre les puissances de TEntente aurait été inopportune..., ritalie s' étant entendue avec les autres puissances sur sa situation dans l'Adriatique », d'après les déclarations du député italien Bevione qui venait d'accompagner M . Sonnino (i), et ne paraissant disposée à aucume renonciation.

Cette solution de la question ne pouvait pas avoir le même caractère définitif, aux yeux de M. Veniselos qui, arvant sa première démission, avec Tassentiment des trois puissances protectrices et de Tltalie, avait fait occuper l'Epire du Nord par l'armée grecque, sous la réserve qUe la solution définitive de la question d'Epire et d'Albanie apipartiendrait au congrès de la paix.

« Là politique criminelle des gouvernants qui ont succédé au cabinet libéral, a provoqué, dit-il, le retrait, du nord de TEpire, de l'occupation grecque que nous avions réussi à réaliser pendant les premiers mois de la guerre... Quoique nous n'ayons aucun titre international à l'occupation du nord de FEpire, nous avons dans ce pays des Mens non écrits, niais plus forts que toute décision des

I. Le Petit Parisien du 19 août 1917, 1" page, 6* eoi. M; Bevione lut le i3 février 1918, à la Chaiïibre iialieïme, le ttailé da 26^ av^il 1915 entre l'Entente et FltoUe, el le Temps un 18 le pmlrMft*

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hommes et que toute convention des nations..., Tethnographie et la ferme décision de la majorité de la population de ne pas cesser d'être Hellène et de nç pas accepter de suzeraineté étrangère. Si ces liens ne pouvaient pas être considérés comme suffisants par Fancien état des choses..., puisque, dans le prochain congrès de la paix, la Grèce ne sera pas jugée par défaut, mais sera dûment représentée, j'ai le droit de croire qu'il est difficile d'admettre que nos droits nationaux sur le nord de TEpîre seront méconnus, du moment où ils sont en accord avec les raisons pour lesquelles les alliés sont en guerre » (i).

M. Venîselos obtenait ceptendant l'évacuation d'une partie de l'Epire du sud et, dans la nuit du 23 au 24 septembre, les troupes grecques rentraient à Janina en vertu d'un accord conclu avec l'Italie.

A l'occasion de la nouvelle année, le 14 janvier 1918 de notre style, fut publié le premier numéro d'un a journal du front », dans lequel le président du conseil, ministre de la Guerre, adressant ses vœux à l'armée, manifesta la constance de son souci des revendications helléniques et son désir de voir « la Grèce capable de défendre efficacement ses intérêts nationaux au congrès de la paix » (2).

Même préoccupation dans le discours du trône lu à l'ouverture de la session de 1918 : « La place occupée par la Grèce au futur congrès de la paix sera en rapport avea la valeur que ses fils auront prouvée. Pour obtenir que cette place soit grande, mon gouvernement demandera tout l'appui de la Chambre dans la pleine conviction de la justesse de ses conceptions » (3).

i: Le Temps du 9 août 191 7, a* page, a' col.

a. Le Temps du 17 janvier 1918, a' page, a' col.

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