A QUOI SKRT UN DISCOURS
aux membres des commissions compétentes du Parlement par les documents officiels de la période envisagée dans mon récit. Je serai, d*ailleurs, toujours à leur disposition pour leur fournir les renseignements que je ne publie pas. Je les supplie seulement d'exiger les documents euxmêmes dans leur scrupuleuse intégrité, et de ne pas se contenter d'analyses avec ou sans apparence de citations.
Dans le cas où les documents dont j'indique le sens, leur paraîtraient manquer de netteté ou prêter à une interprétation différente, je les prie de se rappeler que, sauf quelques très rares exceptions, toutes les minutes des télégrammes et des dépêches politiques sont entièrement de ma main, que je les ai toutes laissées à Athènes, où elles doivent se retrouver toutes écrites ou corrigées par moi ; une vérification ne laissant place à aucun doute sera donc toujours facile. La minutie de ces précautions semblera peut-être excessive ; j'ai eu des raisons de la croire fondée.
Accusé surtout de négligence et d'incapacité, reproches perfiderQent dissimulés parfois sous une apparence de compliment, homme de cabinet mais pas homme d'action, a-t-on dit, il ne sera pas inutile, avant d'aborder l'exposé de mon rôle en Grèce, que je réfute certaines critiques : en me défendant, je défends les ministres qui m'ont nommé et maintenu.
Ma préparation antérieure, a-t-il été écrit, ne justifiait pas ma nomination. Or, depuis ma majorité, c'est-à-dire depuis plus de (quarante ans, je me suis consacré à la politique, non pas, sans en médire, à la pratique politicienne, mais à l'étude de la politique, à ses théories et à son application, aussi bien dans Thistoire alimentée par la politique d^aulrefois, que dans le présent dont la politique consti-
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tuera le fond de Thistoire prochaine. Avant ma majorité, <lès 18^3, j'étais membre delà conférence Condorcet, la ^eule que j ai fréquentée, présidée par Emile Acollas, et où je connus des hommes comme Sigismond Lacroix et ' •comme les anciens ministres Chaumié et Bienvenu Martin.
Mauvaise préparation, al^it dire un homme qui compte <lans la sienne de nombreuses affaires y compris, par son plus mauvais côté, celle de Panama. On me permettra de préférer ma préparation à la sienne . Sans prêter de la valeur à mes travaux, ils démontrent au moins une <;hose : étude de ce qu'il est nécessaire de connaître pour ^'occuper des affaires de la France.
Beaucoup de ceux qui dissertent prétentieusement sur -ces affaires, en ont-ils autant à leur actif?
J'ajouterai que Jaurès dont nul, même parmi ses pires 5\dversaires, ne niera la très grande autorité intellectuelle, lorsqu'il fonda V Humanité — et ceux qui devinrent alors ses intimes doivent le savoir — me demanda ma collaboration et insista vivement, à plusieurs reprises, pour me -charger de la politique extérieure, Pressensé renonçant à ce travail quotidien longtemps accompli par lui au Temps ^ •et désirant se borner à des articles de tête.
En même temps que mon rôle à Athènes, on a cherché ^ dénaturer mon rôle à la Chambre et la façon dont j'ai •quitté la vie parlementaire.
Je n'ai pas, comme certains de mes calomniateurs, promené ma candidature dans trois ou quatre départements, tii aspiré à passer d'un arrondissement où j'étais trop connu dans d'autres où je Tétais moins. Je me suis toujours présenté dans le même arrondissement dont les fluctuations des recensements fusionnaient parfois les deux circonscriptions ; et c*est des électeurs de la même cîr-
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^conscription parisienne que j*ai tenu, k deux législatures, mon mandat.
£n 1906, MM. Sarrien, Clemenceau et Briand, ministres, insistèrent chaudement pour que je maintinsse ma caudi- <iature au second tour, toujours dans la circonscription <h!i j'avais déjà été deux fois élu. Par le Temps du 9 mai 1906 <!'*« page) et par V Humanité àvL 12 mai, on pourra voir pourquoi je ne cédai pas à leurs instances. Le candidat ^e gauche qui me remplaça sans la moindre participation ^e ma part à son choix, l'emporta, et M. Galli fut battu.
Les événements de la guerre ont rendu quelque actualité à un souvenir de cette époque. C'est pendant ma dernière campagne électorale qu'on me montra M. Vigo-Almereyda à qui était réservée une triste célébrité. En compagnie d'un autre anarchiste assez connu sous le nom de Libertad, il dirigeait une bande chargée de trouhier mes réunions dans le 4* arrondissement. Au profit de qui? Je ne me prononce pas, j'avais deux concurrents. Mais il serait intéressant de savoir s'il connaissait plus ou moins déjà le Duval qui devait devenir ouvertement son bailleur de fonds, et était alors membre et « secrétaire adjoint » du comité nationaliste d'un arrondissement limitrophe, le 3« (i).
Quant à mon rôle à la Chambre, ce n'est certes pas moi qui en exagérerai Fimportance; je ne puis pourtant pas le laisser mensongèrement réduire à rien.
J ai été l'initiateur de la réforme de Theure en France et ma proposition du 27 octobre 1896, pour l'adoption du régime des fuseaux horaires et du méridien de Greenwich, me valut Tapprobation des membres de l'Institut Henri