I. Xe Temps du i5 juillet 1917, 3* page, V* coL
5a PREMIÈBE PARTIS
Poincaré, le commandant Guyou, M. Charles Lallemand, mais aussi les calomnies de ligueurs qui me demandèrent combien de « guinées » j'avais touché pour cela. Depuis, le chef de ces ligueurs a fait des conférences sur « la loyale Angleterre ».
Après mon discours du 6 novembre 1897 dans l'interpellation sur la crise agricole, M. Edouard Aynard, avec qui je n'avais pas eu jusque-là de rapports, vint à moi, et, entre autres paroles flatteuses, me dit textuellement : « C'est la première fois que je comprends quelque chose aux théories socialistes » . Je trouvai qu'il allait beaucoup trop loin, il n'avait, lui objectaî-je, sans doute pas recherché les ouvrages de nature à l'éclairer.
— Mais si, mais si, répondit-il. Ainsi je vous connaissais et je me rappelle avoir eu l'occasion de parler de vous avec Léon Say : mais rien n'avait encore été pour mot aussi clair que votre discours. Vous ne m'avez pas conquis au socialisme, non ; mais, je vous le répète, vous êtes le premier qui me l'ayez fait bien comprendre, qui l'ayez mis à la portée du libéral impénitent que je reste, conclutil en souriant.
Membre et secrétaire delà commission de la séparation des Eglises et de l'Etat, c'est moi, a déclaré Briand, qui eus, dans la discussion de la loi, « la part ingrate de travail et d'organisation», et si je n'ai pas fait éditer mon discours du 23 mars 1906, quelques-uns de mes collègues le publièrent dans leurs circonscriptions, le considérant comme la meilleure justification de leur attitude. Jaurès me félicita après ce discours et me dit, à propos de mon interprétation des décisions de la Constituante en matière religieuse :
— Votre partie historique est très solide et, si je ne me trompe, tout à fait neuve. Je ne me rappelle pas avoir va