Idem
2, Le Temps du 39 août 1917, 4' page, a* col.
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prince pour Paris, qu'il n* était chargé d*aucune espèce de mission du gouvernement grec et parlait seulement à titre personnel (i).
Le roi, cela l'établit, tout en étant très bien avec son frère, craignait devoir les inclinations de celui-ci, bonnest je n'en ai jamais douté, pour nous, aller trop loin dans, les concessions. Le prince Georges n'en avait pas moins certaines exigences et faisait, je le tiens de lui, de Tattribution de Constanlinople à la Grèce une condition nécessaire de son concours militaire .
Il faut ajouter qu'il avait malheureusement beaucoup de haine, beaucoup plus que le roi, contre M. Veniselos, et il réussit à eh imprégner plus ou moins divers personnages de son intimité, y compris M. Gustave Le Bon, fournisseur breveté de la cour de Grèce pour le rayon de la similipensée (2).
Sa femme, fille du prince Roland Bonaparte, avait été à la cour hellénique la victime soumise de multiples ava-^ nies, et elle Tit son père très démonstrativement écarté de la famille royale, aux obsèques du roi Georges, à la Métropole d'Athènes. Mais, lors de son séjour en Grèce pendant la guerre balkanique, elle avait déclaré que la seule princesse dont elle n'eût pas à se plaindre, était la princesse royale, devenue la reine Sophie. Par reconnais-
I. Voici une nouvelle preuve delà duplicité du milieu gouvernemental grec antivmiseliste. Alors que toute autorité avait ainsi été officiellement enlevée par lui aux négociations spéciales du prince Georges, une feuille ministérielle, VEmbros, osait, six mois après^ rejeter sur la France l'échec de ces négociations qui, « si on avait suivi la politique de M. Briand^ auraient abouti x> {Le Temps dû 3 novembre 1915, bulletin).
a. Le Temps du 27 février 1916, 2' page, 1" colonne, article de M. Jean Lefranc.
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sance peat-êti^e de Tancienne attitude de celle-ci, elle crût devoir mettre toate son indaence, quelles que fussent les vilenies de Constantin, à obtenir pour lui des ménagements.Son action et celle de son mari dans ce but doivent figurer parmi les principales causes de la néfaste politique française en Grèce, durant les vingt derniers mois du règne de leur frère et beau-frère.
Cette politique pratiquée, en, fait, à Finstigation du prince et de la princesse Georges de Grèce et, en apparence, sous couleur de modération à Fégard d'un petit pays, abotitit, quoi qu'en ait pensé Polybe (i), à une indulgence préconçue pour le roi et sa famille. On aura par la suite trop d'occasions de s'en. convaincre.
Le prince Georges avait, c'est entendu, à l'exemple de Tenter, son plein de bonnes intentions et, dans le discours du aS août 1917 mentipnné plus haut, M. Politis plaidant, ' comme si c*était la sienne, la cause de ceux qui se trouvaient dans ce cas, citait des télégrammes du prince pressant son frère de marcher avec les puissances protectrices.
Là-dessus des journalistes français ont prodigué au prince leur « gratitude vraie » (2) et payé le rappel de bonnes intentions nullement contestées, en éloges argent •comptant qui, non échoppés cependant par la censure, comportaient peut-être plus de blanc qu'il ne semblait à première vue. Mais, après ou avec les bonnes intentions, il j a eu la réalité, et celle-ci impose la constatation que l'agent préféré du roi, penlant l'année 1916 où nous nous laissâmes si odieusement duper, fut le prince Georges.
Une phrase de Constantin à l'amiral français en no->