I. LES VERS
Carnet. Poiut de cerveau , ni de masse
t2. LIS RADiAtREs. médullaire alongée, point de sens;
foi mes variées; rarement des titi-
l3. LES POLYPES. CulatioHI.
l4- tES INFUSOIKES.
(KPI20AIRES. )
Les insectes font comme on le voit partie (les animaux sensibles. Voici comment les définit M. Duméril : aniinaiia. sans 'vertèbres ^ a tronc ou partie moyenne du corps articulé en dehors ; munis de membres articules , et respirant par des stigmates^ qui sont les orijices des trachées intérieures.
Ces carrtCtères les distinguent parfaitement de tous les autres animaux : le défaut de colonne vertébrale et par conséquent de squelette, l'absence du cœur, de vaisseaux destinés à la circulation, d'organes particuliers pour la respiration, tels que les poumons et les trachées et d'autres organes aussi importans, ne permettent pas de les confondre avec les mammijéres^ les oiseaux , les reptiles et les poissons^ qui forment les quatre grandes class<'s des vertébrés. Les articulations que l'on remarque dans leurtronc les éloignent des mollusques des radiaires^ des infusoires^ et des polypes. Les membres articulés situés sur les parties latérales et ordinairement au nombre de six, les distinguent des annelides et des vers. Enfin leurs stigmates qui sont les orifices des trachées les font reconnaître des crustacés qui respirent par des branchies.
ïl est peu dVnude aussi iniéressanle que celle des insectes; aucune classe d'animaux ne présente plus de merveilles à l'observateur. Qu'y a-t-il en effet de plus surprenant dans tout l'univers, dit un écrivain distingué *, que de voir soif-tir du sein de la poussière ces atomes vivans, organisés avec une sagesse infinie, manifester comme ime simple chenille, l'industrie la plus miraculeuse dans tous leurs ouvrages, donner aux hommes des exemples de patriotisme, de sociabilité, des leçons perpétuelles de travail et d'économie, comme l'abeille ou la fourmi, et présenter enfin des spectacles inouis dans leurs amours, leurs guerres, et les différens moyens de conserver leur existence.
« Il est facile de concevoir, dit Pline, comment la nature a pu donner aux grands animaux les qualités que nous leur voyons. Il entre assez de matière dans leur masse pour fournir sans peine aux facultés diverses dont-ils sont doués; mais il n'en est pas de même de ceux qui par leur exiguité doivent presque passer pour un néant. C'est ici que l'on découvre des abîmes de sagesse, de puissance et de perfection. Comment s'est-il pu
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IrouA'er assez d'espace. '(,!ans le corps d'un nioiiclieroii, sans parler dauiiiiaux plus petits encore, pour y pl-acer des organes capal)!esde tant de sensation^ différentes? Où la nature a-t-elle pu fixer le sens de la vue? Dans quels lieux a-t-elle trouve de la place pour y loger le sentiment ,du goi\t et celui de l'odorat? Où a-t-elle trouvé la matière des instrumens du son aigu et bruyant de ce petit animal? Avec quel art ne lui a-t-elle pas attaché des ailes, disposé des jambes, formé un estomac et des intestins avides de sang, et surtout du sang humain? Avec quelle industrie ne l'a-t-elle pas pourvu d'un moyen sûr pour satisfiiire son appétit ? Elle l'a armé d'un dard : et conmie si cet instrument presque imperceptible était capable de plusieurs formes, elle l'a rendu aigu, elle l'a creusé afin qu'il servît de vrille à percer et d'un tuyau pour sucer en même temps : quelles dents n'a-t-elle pas données à la vrillette? Nous pouvons en juger par le bruit qu'elle fait en rongeant les bois qu'elle a destinés à sa nourriture, La masse des éléphans nous étonne; nous voyons avec admiration bâtir des tours sur le vaste dos de ces colosses; nous sommes surpris de U
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jForce du cou dos taureaux et des fardeaux (fu'ils soulèveut de leurs cornes; la voracité des tigres nous frappe d'épouvante, et la crinière du lion nous paraît majestueuse ; cependant ce n'est pas par ces œuvres que la nature brille le plus. Sa sagesse ne se remarque nulle part mieux que dans ce qui est petit. Elle s'y réunit conuîie en un seul point et s'y retranche tout entière ; je prie donc, ajoute Pline, ceux d'entre mes lecteurs qui ont du mépris pour ces sortes de choses, de ne point dédaigner ce qiie j'en dis; qu'ils se souviennent que dans la nature il n'y a rien d'indigne de l'attention de ceux qui s'attachent à la connaître. »
« Qu'aurait dit Pline de no$ jours, si l'oeil armé d'un microscope, et descendant par des observations plus délicates dans de xiouveaux abîmes de petitesse, il eut pénétré plus avant dans l'organisation intime d'animaux invisibles à notre vue ordinaire? De quelles merveilles inouies n'eùt-il pas été ravi en étudiant les découvertes de nos temps plus modernes. C'est alors que les anciens scrutateurs de la nature, stupéfaits de ces sortes de miracles, se fussent cru transportés comme dans un sanctuaire où
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la divinilé elle-môme se manifeste, runîvers leur eilt désormais paru un temple sacré , que la brutale ignorance du vulgaire souille trop souvent d'atrocités et de fureurs »,