‹ L'entomologieChapitre 46 sur 145 · TRENTE-HUITIÈME FAMILLE · texte numérisé non relu

TRENTE-HUITIÈME FAMILLE

LES ABDITO-LARVES OU NÉOTTO CRYPTES. PL 6. Jig. 3,

Carnet. Abdomen aplati ou renflé ; à pédicule court; à cuisses souvent renflées. Antennes brisées ou non , de forme variable , non en soie , de treize articles au plus.

Genres. Leucopside , chalcide , diplolèpe ou cynips, diaprie.

Les insectes de cette famille ont dans les mœurs beaucoup de rapport avec les entomotilles. Leurs larves comme l'indique leur nom ( «oTToç nouveau -né xpxMrroç caché ) sont soigneusement cachées. Quelques uns produisent des phénomènes très curieux pour la végétation. Les femelles sont munies d'une tarière

creusée en goullière et garnie à son extrémité de petites dents latérales qui imitent celles d'un fer de flèche ; elle s'en servent pour introduire leurs œufs dans les tiges des plantes ; elles laissent suinter en faisant leur entaille, une humeur qui détermine une irritatioi^ ou état maladif qui produit des excroissances monstrueuses et bizarres, mais <;onstant€S pour chaque espèce. L'excroissance qu'on remarque sur le rosier sauvage et qu'on nomme bédegiiar, pi. 6. fig. 3 , est due au cynips du bédeguar. La noix de galle du Levant dont on fait un commerce considérable est produite par les cynips de la galle à teinture ; Olivier Jans son voyage dans l'empire Ottoman a donné des détails curieux sur cette espèce. Enfin presque toutes les excroissances qu'on observe sur les végétaux sont dues à ces insectes.

La larve du cynips du figuier commun , vit dans l'intérieur des graines de la figue. Ce sont ces insectes qui servaient aux anciens à pratiquer une opération, qu'on a nommée capriécation, et qui s'est conservée dans le Levant. Elle consiste à placer sur un figuier des figues remplies du cynips du figuier, ces insectes en sortant pour se répandre sur les figues qu'on veut faire mûrir, y pénètrent , chargées de la poussière fécondante que fournissent les fleurs

mâles à l'cnlrce du calice commun. On dcute que ce procédé soit fort utile ; en effet on mange en France et ailleurs d'excellentes figues, sans qu'on y ait eu recours. Quelques auteurs cependant ont préfendu que la maturité des figues et même de beaucoup d'autres fruits n'aurait pas lieu, sans la piqûre des cynips.

Les leucopsides et les chalcides, à l'instar des ichneumons, déposent leurs œufs dans le corps des insectes, afin que les larves qui en naissent y reçoivent leur nourriture.

TRENITI-NEUVIÈME FAMILLE.

LES SERKICAUDES OU UROPRISTES. PI. &. fig. ^.

Caract. Abdomen sessile ou non pédicule sur le corselet ; une tarière dentelée en scie dans les femelles.

Genres. Urocère , xiphydrie, sirèce, orysse, hylotome , cimbèce.

Les insectes de cette famille ont quelque ressemblance avec les abeilles. On les trouve sur les fleurs , près des murs, et dans les chemins; la femelle est pourvue d'une tarière à l'aide de laquelle elle entaille l'écorce des' arbres pour y déposer ses œufs. Ces derniers donnent naissance à des larves qui appartien-

nent à la nombreuse division des fausses-che> nilles. Elles ont vingt-deux pattes dont les six premières sont ccailleuses- On les trouve sur le saule, l'osier, le bouleau, l'aune, etc. : dans le repos elles sont roulées en spirale ; plusieurs d'entre elles jouissent de la faculté de lancer par yn jet continu, et lorsqu'on les inquiète, un liquide transparent de couleur verdâtre. Larsque la larve a acquis tout son accroissement , elle se file une coque qu'elle fixe aux feuilles ou aux branches des arbres. D'autres fois elle s'enfonce dans la terre où elle se file un cocon grossier. Elle passe la mauvaise saison dans cette retraite , se métamorphose en nymphe au printemps, et bientôt après en insecte parfait. Par leurs métamorphoses ces insectes se rapprochent des lépidoptères. Ils sont assez nombreux , particulièrement les espèces du genre tenthrède qui sont au nombre d'environ quarante espèces presque toutes £uro^ péennesi.

LEÇON XIÏ.

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