CINQUANTE-DEUXIÈME FAMILLE
LES LATtUALlSKTES OU CllÉTOLOXES* PL 8. fig. 5.
Curar.t. Suçoir nul ou cache ; bouche en trompe rélraclile dans une cavilé du front; antennes à poil isolé, latéral, simple ou plunieux.
Genres. Dolichope , ccyx , tétanocère , cérochèle, cosmie , thérève, cchinomye , sarge , niulion, syrphe , cciiogasirc, mouche.
Les (lolifliopes soni rcviîius <lc couleurs brillantes, ils sont très répandus; on en trouve dans les lieux humides , sur la surface des eaux, sur les nmrs et sur les arbres ; ils font avec beaucoup de vivacité la chasse aux petits insectes dont ils se nourrissent. Les antennes varient suivant les sexes. Le dolichope à crochet, musai ungulata , Linn. est très commun.
Les ceyx sont petits et ont quelque ressemblance avec les mouches. Ou en compte environ dix-sept espèces; on trouve fréquemment on France, dans les bois, la ceyx filiforme.
Les (étanoceres se trouvent dans les endroits humides, la plus commune est la tétanocère réticulée, juii-sca rcticulatu , Llim.
Les cérochètes , les cosmies^ les thdrèvcs , les <';chiriornyes, les sargcs , les mulioris , les syrphcs et les ct-riogaslres n-ssernblcnl beaucoup aux rriouclics avec lesquelles on les à souvent confondus. Leurs mœurs sont prohablcment les nritlmes ; on ne les connaît presque pas; les larves de la plupart sont (•gaiement inconnues.
Il n'est personne qui ne connaisse les mouches; ces insectes incommodes se rencontrent partout, dans les maisons et dans les champs, elles se posent indirectement sur tout , sur les viandes, les confitures, les fromages , les fruits, elles salissent de leurs excrémens les dorures, les boiseries , les étoffes, etc.
Les larves des mouches sont apodes , épaisses , alongécs , ordinairement cylindriques, molles et flexibles ; elles habitent les unes la chair des cadavres, le fromage, les excrémens, d'autres les chenilles vivantes et d'autres larves d'insectes, les feuilles des plantes, la terre , les eaux bourbeuses, etc.
Ces larves paraissent destinées par la nature k consumer les cadavres ou les matières en putréfaction dispersés sur la surface du sol , cl leur grand nombre leur permet de dévorer en 1res peu de temps le cadavre des plus gros animaux. La larve de la mouche du fromage est remarquable par les sauts qu'elle exécute en s'éle-
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vant ets'clançant enl'air, quelquefois à plus de six pouces ; ce qui paraît d'autant plus surprenant qu'on ne remarque que difficilement ce qui peut lui faciliter ce saut. Svvammerdam qui a observé cette larve l'a vue se dresser sur sa partie postérieure, et se tenir dans cette position au moyen de quelques tubercules qui sont au dernier anneau de son corps ; ensuite elle se courbe , forme une espèce de cercle en amenant sa tète vers sa queue, elle enfonce les deux crochets de sa bouche dans deux sinuosités qui sont à la peau du dernier anneau, et les tient ainsi foriement accrochés : toule celte opération est l'affaire d'un moment. Alors elle se contracte et se redresse si promptemenl que les deux crochets en sortant des deux enfoncemens font e#.endre un petit bruit : par ce mouvement vif, le corps frappe avec force la terre , et rebondit en môme temps très haut.
L'accouplement de la mouche domestique est très singulier ; la femelle , au lieu de recevoir l'organe du mâle, introduit au contraire, dans le corps de celui-ci, un tube long et charnu par une fente qu'il a au derrière.
Les mouches fécondées déposent leurs œufs dans les endroits où les larves doivent vivre : ces larves ne quittent point leur peau pour se métamorphoser. Cette peau se durcit , devient
écailleuse , et forme une espèce de coque qui renferme toutes les parties de l'insecte. Les mouches restent dans cet élat jusqu'à ce que la saison soit favorable à leur développement; on les voit alors sortir de leurs coques qu'elles ont brisées avec la tête ; leurs ailes sont molles, plissées , comprimées et si courtes qu'elles ressemblent à des moignons, mais elles ne tardent pas à se développer et à prendre une consistance qui leur permet de s'élancer dans l'air.
On remarque souvent des mouches dont le ventre est très gros et d'un blanc livide ; c'est une maladie dont elles sont attaquées et dont elles meurent toujours.
Toutes les mouches ne sont pas ovipares , on en a observé quelques espèces qui donnaient naissance à des larves vivantes.
Ce genre est très nombreux en Europe. Les espèces les plus communes sont la mouche domestique , la mouche bleue de la viande, la la mouche géante , la mouche des latrines, etc.