LES MILEEPIEDS OU MYRIAPODES
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Genre. Des mâchoires, tous les anneaux du corps à peu près semblables, Siaos distinction de corselet ni d'abdomen; des pattes à tous les a,p.neaux.
CaracL Scolopendre , lithobie , scutigère , polixène, polydesme, iule, glomeride.
Les scolopendres, ont le corps linéaire , long et déprimé, lis varient beaucoup pour la grandeur; les plus grandes espèces d'Europe n'ont pas au-delà de deux pouces, celles de l'Inde ont jusqu'à huit pouces.
On connaîi ces insectes sous le nom de mi/lepieds. Ils pincent fartcment avec leurs crochets et causent une enhure assez douloureuse. La morsure des grosses espèces de Tlnde, n'est cependant pas mortelle quoiqu'on en ait dit. Leeu\venhi>ck , qui a examiné tes crochets, de ces insectes , a trouvé près de leur pointe uuc
ouverture qui coimnunique à une cavllé qui s'élend jusqu'à rcslrômilé <les crochets, et il croit que c'est par la que sort la liqueur acre que la scolopendre iuiroduit dans la place, où elle cause la douleur dont nous avons parle.
Les scolopendres se trouvent sous les pierres, dans la terre, le bois pourri, elc,,, elles se nourrissent de vers et d'insectes vivans.
L'espèce qu'on rencontre en Europe est la scolopendre électrique, dont le corps est quelquefois lumineux pendant la nuit.
Les lilhobies ressemblent entièrement aux scolopendres dont ils ne diflerent que par la forme des anneaux de leur coips. Leurs mœurs sont les mêmes, ie type du genre est la liihobie fourchue , scolupcndra foifu.ata , Liun. , on la trouve souvent en France dans les jardins.
Les sculigères habitent les maisons. Ils ont un venin qui agit sur de petits animaux: un gfand noBibre de mouches que Laireilie ht ntordre par le scutigère aranéoïde moururent sur-le champ. On connaît àiwa espèces en Europe , le scutigère aranéoïde et le scutigère lorigicorne.
Les polyxènes ressemblent aux scolopendres parmi lesquelles on les avait rangées jusqu'à M. Latrcille, qui en fait un genre particulier; on ne connaît encore qu'une espèce qui habile
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en Europe sous les viinlles écorces. C'est la polyxcne à pinceau, scolopendra la^iira ^ Linn.
Le genre polydesme est un démembrement de celui des iules. Elles ont les même mœurs que ces dernières; on les trouve sous les pierres, sous les débris des végélaux, etc. Le polydesme aplati est la seule espèce qui soit européenne.
Les iules, malgré le grand nombre de leurs patte&< n'en sont pas plus agiles, ils marchent au contraire très lentement, et semblent se glisser comme des vers de terre. Us roulent leur corps en spirale dans le repos, et placent leur tête au milieu.
Ces insectes vivent à terre , particulièrement clans les lieux sablonneux, les bois, etc.; ils répandent une odeur désagréable. Us se nourrissent de substances végétales décomposées, et quelquefois de larves d insectes. Ce genre renferme peu d'espèces. On trouve communément en France 1 iule terrestre, l. terrestris ^ Linn.
Les glomérides ne se roulent point en spirale comme les iules, mais se contractent eu boule, comme les cloportes.
Les animaux que comprend ce genre sont , les uns, terrestres, et vivent sous les pierres, <lans les lieux inontueux, et les autres dans la mer.
tEÇON XV. 3|S
La gloméridc bordée , se trouve en France sous les pierres.
SOIXANTIÈME kt dermère FAMILLE:
LES QUADRiCCRÎSES OU POLYGOISATUES.
PL 9. fg. 5.
Caract. Des mâchoires; abdomen peu distinct; quaiorze paîlcs.
Genres. AvvcïdiA'iWii ^ cloporte, physode.
Les armadilles sont un démembrement des cloporiés, ils ont les plus grands rapports avec ces derniers. Mais ils en dinérenl particulièrenient par la disposition de leurs anneaux qui leur permettent, en se coutractanl , de se mettre en boule entièrement spherique. Par ce moyen ils njctlent à couvert la partie ini'érieurc de leur corps , qui n'a qu'une consistance ordinaire , par la partie postérieure qui est crustacée; cette forme leur permet aussi de tromper la vigilance de leurs ennemis et même de luir en se laissant rouler naturellement, lorsqu'ils sont sur un lieu en pente. Ils liabiten» les lieux humides, tels que les caves, les trous dos murailles, etc. On trouve communément en France les deux espèces suivantes, 1 armadille commun et l'armadille mélangé. Cette (iernière était autrefois employée en racdecinc.
Les cloportes se monlrent rarement pcndanl le jour, on les trouve ordinairemenl dans les endroits humides sous les pierres, dans les Rentes des murs, les caves, etc. Leur démarche est lente , mais ils fuient avec assez de rapidité lorsqu ils sont poursuivis , ils se nourrissent de débris de végétaux cl des feuilles d'ar- Lres.
Les femelles sont vivipares, c'est à dire <|ue leurs œufs éclosent dans leur corps ; elles les portent dans une espèce de sac ovale, mince et tlcxihle, placé en dessous de leur corps, et s'élendanl depuis la Jet»; jusque dans la cinquième paire de pattes. Lors<)ue les petits sont entièrement formés, la femelle ouvre le sac pour leur donner une libre sortie , alors les peiils sortent en foule par celte fente qui est iongiiudinale , en se pressant les uns sur les aulres, et après leur sorlie la niere referme son ovaire.
Les cloportes étaient autrefois 1res emploies en médecine. On les donnait soit en subsiance , soit en infusion ; ils passaient pour diurétiques et apériliis. On n'a plus guère confiance maintenant en leurs vertus. L'espèce la plus comiMune et celle qui est médicale est le cloporte ordinaire, onisciis a^el/us.
Les pliysodes h;ibilenl les lieux maritimes, ils rCôsemblenl beaucoup aux cloportes. lU se
nourrissent de petits animaux marins; on soupçonne qu'ils sucent aussi les poissons , les physode antemon , iridente et marin , habitent les mers d'Europe.
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Avant de donner noire méthode analytique , nous avons cru devoir imprimer ici celle dans laquelle Geoffroy a classé les insectes des environs de Paris; cette méthode est très facile et mérite d'être suivie par les commençans et les personnes qui se bornent à faire des collections des insectes de leurs environs. On aura de plus , l'avantage de trouver la description de plus de dix-sept cents espèces rangées d'après cette méthode, dans un petit volume publié par Fourcroy et qui a pour titre : Eniomologia Farisiensis, swc catalogus insectonim quœ in agro Parisicnsi reperluntur; in-i8, Paris
Geoffroy avait divisé les insectes en six sections ; nous en avons fait huit qui répondent aux huit ordres admis par tous les entomologistes modernes.