‹ L'entrée de Dumourier a Bruxelles, ou, Les vivandiersChapitre 28 sur 58 · SCENE SECONDE · texte numérisé non relu

SCENE SECONDE

Grisbourdon seul.

Allons ^ il faut prendre son parti , il a rien à esperer avec madame Chariot. Pour cet espion , leur digne collègue , ce fourbe en rapines , il est déjà pendu, grâces à mes soins, j’espère que M. Chariot ne tardera pas à le suivre. Je l’attends à notre rentrée à Bruxelles ; ah / madame Chariot , vous ne savez donc pas ce que peuvent les désirs méprisés d’un prêtre l Nous ne sommes pas

de ces hommes du monde à qui Tamour fait tourner la tête j nous autres^ nous gardons notre sang-froid, notre à-plomb. La calomnie et la vengeance nous défrayent de vos dédains 5 ah ! vous 'avez de l’esprii' , et vous n’avez pàs celui de craindre le ressentiment de MolinardGrisbourdon. Commençons d’abord par humilier son amour-propre 5 je vais lui écrire qu’elle est laide, que je ne voulois que réprouver , et je vais ^ en* même tems répandre un libel scandaleux sur son compte dans l’armée. Elle s’est déjà faijt beaucoup d’ennemis. Quoiqu’ aimable , elle a quelque chose de lier , de repoussant , qui vous glace; allons, Grisbourdon , ne perdons pas de tems , livrons d’abord le mari , c’est le seul moyen d’obtenir la femme , et si je pouvois seduire la hile aussi. Elle est ma foi gentille ; ah / il faut fair arr^er la femme avec le mari; celavaudroit beaucoup mieux, pas si mal : suivons cette idée , et allons rejoindre le général Clairfait poxrr la mettre à exécution.

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